Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Rémi Thibert

Un blog étudiant dans le cadre du cours : expérience décevante

Je viens de publier un billet sur mon blog dans lequel je fais le bilan de ma première expérience blog étudiants avec mes étudiants de master 2. Bilan pas très réjouissant à vrai dire. J'aimerais en tirer les conclusions pour mieux faire l'an prochain. Si vous avez l'expérience de ce genre de mise en place, je lirai avec attention vos commentaires.
Mon billet de blog

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Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 29 Avril 2009 à 10 26
Rémi, quelles étaient les consignes initiales ?
Rémi Thibert Commentaire par Rémi Thibert le 29 Avril 2009 à 9 36
le lien cliquable : http://europe.univ-lyon2.fr/projetstice06/index09.html
Rémi Thibert Commentaire par Rémi Thibert le 29 Avril 2009 à 9 35
Merci David et Gael pour ces réponses. L'idée d'avoir une "carotte" me gêne un peu, mais effectivement, c'est surement nécessaire pour lancer la dynamique. Je vais lire plus en détail tous les liens que vous avez fournis, et je réécrirai un billet lorsque j'aurai déblayé tout ça...
En attendant, on peut voir les réalisations des projets TICE des étudiants à partir de cette page : http://europe.univ-lyon2.fr/projetstice06/index09.html
C'est le résultat final. Mais le cheminement m'intéresse au moins autant que le résultat...
DAvid Cordina Commentaire par DAvid Cordina le 28 Avril 2009 à 16 42
Merci Rémi et Gaël de ces retours de pratique.

Les déceptions sont souvent au rdv malheureusement dans les expérimentations pédagogiques. Mais nous avons une capacité de résilience (encore un grand mot...désolé) pour rebondir.
Tes analyses, Rémi, sont très justes.

Pour revenir à Gaël et Missmath, j'approuve leur stratégie.

Sur mon site (FinL), dans certains groupes (en formation initiale) - notamment celui-là -, je donne le contrat dès le début du cours, : il me faut une publication de 4 articles minimum par étudiant sur une période de deux mois.
Je paye donc, avec carotte, car il y aura note. C'est très autoritaire, ici.
Heureusement que je valorise et que j'anime de l'autre côté toutes les réponses spontanées. Ainsi, je mélange un cocktail d'activités formelles et informelles dans un environnement non-formel (les distinctions sont parfois pas très claires) . Il faudra que je revienne dessus.

J'ai lancé également avec ce groupe un travail final de production d'un document multimédia. Leur écriture blog, leurs mails, leurs tweets, permettent de suivre leur cheminement de construction.
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 28 Avril 2009 à 16 06
Toujours moi, puisque personne ne participe, je ne crains pas la contradiction... ;o)

MissMath publie un billet où l'on peut lire, entre autre : "Pour qu'ils travaillent, pour qu'ils avancent, il faut que ça paie, donc il faut que le travail compte. Les notes sont le salaire de l'étudiant. Si ça ne compte pas, ils ne le font pas."
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 28 Avril 2009 à 13 54
Je renvoie aussi à la lecture de l'éditorial de la dernière lettre de Thot qui complète mes propos :

Envie de savoir, envie d'apprendre

« Apprendre sans effort » : la formule fleurit sur Internet, puissant argument pour vous vendre des cours de langue, mais aussi des régimes amaigrissants, et toutes sortes de recettes de développement personnel.

Si l’on se rend sur les forums, la question revient, insistante, dans ce genre de formulation : « Connaissez-vous des cours de (néerlandais, maths, anglais…), qui permettent d’apprendre facilement » ?

Et dans les salles des profs, on entend souvent maugréer contre ces jeunes « paresseux », qui ne veulent plus faire le moindre effort pour apprendre.

Les jeunes seraient-ils, encore plus que les adultes, rétifs au savoir ?
Certainement pas. Mais l’envie de savoir ne se confond pas avec l’envie d’apprendre. Et les outils numériques ont considérablement facilité l'accès aux savoirs de toutes sortes, apparemment sans nécessité de passer par un long processus d’apprentissage, aux résultats non garantis.

La démarche de savoir sans apprendre ne répond t-elle pas à un double souci d’économie d’une part (parvenir le plus vite et avec le moins d’investissement possible au résultat recherché), de sécurité d’autre part (ne pas risquer de se voir en échec) ?
En ce sens, elle n’est pas critiquable, elle témoigne plutôt d’une attitude responsable et prudente.

Mais l’apprentissage contient en lui-même une dimension qui augmente fortement le sentiment d’efficacité personnelle et permet, tout simplement, de se sentir « plus humain », tout à la fois unique et membre de la grande communauté créatrice d’innombrables valeurs.


À condition, toutefois, que les apprentissages socialement valorisés coïncident avec les capacités et les aspirations de ceux qui apprennent. À condition, surtout, de ne pas partir sans repères dans les apprentissage, tel un papillon aveugle se cognant contre la lampe jusqu’à en mourir. On peut mourir, symboliquement, de ne pas être admis au banquet de ceux qui savent apprendre.


À l’heure d’Internet, « apprendre » passe plus souvent par « savoir chercher » que par « se souvenir ». La mémoire du web est infinie et libère notre esprit qui se retrouve alors en capacité de réaliser des choses beaucoup plus intéressantes. Toujours grâce aux outils numériques, l’apprentissage se trouve considérablement facilité par les outils permettant l’agrégation, la structuration et le classement des contenus.
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 27 Avril 2009 à 12 27
Je renvoie à la lecture de ce billet : "TIC : Ce que nous disent les jeunes. Faudrait écouter, hein?… "
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 27 Avril 2009 à 12 25
Expérience enrichissante qui corrobore mon propre vécu.

De mon point de vue, ce type de démarche est perçue par nos apprenants comme un travail supplémentaire sans lien direct avec la production demandée initialement.
Ils ne perçoivent pas l'intérêt méthodologique.

Notre culture éducative met l'accent sur l'évaluation d'un travail fini, non sur les étapes et les démarches d'apprentissage.
Nos apprenants sont conditionnés par cette culture du résultat : tout ce qui ne contribue pas directement à ce dernier ne les intéressent pas.

Un exemple :
Je conseille chaque apprenant pendant les évaluations sommatives que j'organise afin de les familiariser avec les conditions d'examen. (Mon mode d'évaluation premier s'appuyant sur un portfolio...).
Le conditionnement des apprenants est tel, que certains s'offusquent que je les aide : "M'sieur, arrêtez, vous allez m'enlever des points..."

J'adapte mes pratiques à cet état de fait :
* Mes consignes détaillent avec précision les caractéristiques du résultat à obtenir ;
* Je tente de jalonner leur parcours par une réelle FAQ méthodologique : "Comment mettre en valeur un contenu ?", "Comment rédiger avec clarté ?", ...
* Je fixe des échéances calendaires ;
* La grille d'évaluation, fondée sur une liste de compétences, est accessible en temps réel : chaque fois qu'un apprenant me sollicite pour un conseil, je me réfère à cette liste et j'évalue en temps réel la ou les compétences en lien avec la sollicitation. L'apprenant peut ainsi juger immédiatement de sa progression, de la conformité de son travail par rapport au cahier des charges initial.

Paradoxalement, je m'attache à travailler en temps réel pour pouvoir mettre en perspective l'aspect méthodologique que je souhaite leur faire découvrir.

Pour en revenir à la rédaction d'un blog, en fin d'activité, j'impose la rédaction d'une trace d'apprentissage, sorte de bilan méthodologique où chacun doit décrire ce qu'il a fait, pourquoi, comment, les difficultés rencontrées, les solutions appliquées, les outils utilisés...

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