Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Rémi Thibert

Un blog étudiant dans le cadre du cours : expérience décevante

Je viens de publier un billet sur mon blog dans lequel je fais le bilan de ma première expérience blog étudiants avec mes étudiants de master 2. Bilan pas très réjouissant à vrai dire. J'aimerais en tirer les conclusions pour mieux faire l'an prochain. Si vous avez l'expérience de ce genre de mise en place, je lirai avec attention vos commentaires.
Mon billet de blog

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Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 11 Mai 2009 à 16 32
Florence, je rebondis sur ton billet de Education en chemin.
En m'appuyant sur le tableau, je tente de synthétiser ce que je parviens à mettre en place malgré les contraintes, sans toutefois, prétendre à la perfection... quoique... ;o)))) :


@Olivier : Personnellement, je ne suis pas confronté à l'indifférence, sans doute parce qu'il m'arrive aussi d'adopter une attitude suffisamment décalée...
Mais, mon expérience témoigne du fait qu'il faut une force de caractère bien trempée à nos apprenants si ils veulent se frayer un chemin et trouver leur place...
Olivier Commentaire par Olivier le 11 Mai 2009 à 11 40
Comme souvent ... seul les mots sont différents. Mais je note que les échanges asynchrones sont souvent sources de tels quiproquo ... seul face à son écran, il est simple de "mal comprendre" et de déformer (comme quoi les maux de la sociétés sont aussi les maux de l'individu).

D'où l'importance d'insister sur les attitudes OPEN ;)
florence meichel Commentaire par florence meichel le 11 Mai 2009 à 11 31
Nous nous trompions donc tous les deux sur nos visions réciproques :-) ...et c'est bien d'avoir pu mettre des mots et d'avoir appris chemin faisant...c'est tout l'intérêt de ce genre de discussions...et c'est cela l'essentiel me semble-t-il !
Olivier Commentaire par Olivier le 11 Mai 2009 à 11 06
Tout est question d'interprétation Florence ... je me trompe en parlant d'armes et de marketing sur A2.0 ... pourquoi ne te tromperais tu pas en jugeant que ce que j'entends par marketing ou force de vente est forcément négatif ? Surtout que tu as raison, je n'ai pas utilisé les termes les plus justes ... mais les plus provocateurs ... histoire de déclencher des réactions passionnées (oh zut, me voilà grillé, en ça oui je suis un manipulateur !)

Collaborer c'est aussi être à l'écoute de l'autre, ne pas juger trop tôt et s'offrir le doute, imaginer qu'autrui n'a pas utilisé les bons mots ... bref communiquer nécessite de ne pas ce braquer sur son ressenti mais chercher à mieux comprendre ce que l'autre à voulu dire. Il est donc désolant de te voir rejeter ces idées sans chercher à savoir ce que je colle réellement derrière.

Mais nous nous éloignons du sujet ... Rémi, j'espère que ces échanges t'auront apporter des éléments de réflexions quand à ton projet d'utiliser les blogs dans une démarche pédagogique ... l'important c'est de réessayer en cherchant à mieux impliquer tes élèves dans cette démarche ... stratégie d'adoption, psychologie : nommes cela comme tu le veux, cela n'a vraiment aucune espèce d'importance :)
florence meichel Commentaire par florence meichel le 11 Mai 2009 à 9 24
Je crois que ces groupes qui accompagnent les fumeurs et les alcooliques relèvent de la psychothérapie de groupe...pas du marketing...A tout mélanger on arrive aux dérives du personnal branding ou chacun devient objet de vente !

Et sur Apprendre2.0, tout est ouvert et transparent...co-construit aussi ! Il me semble que nous utilisons les TIC comme des outils au service de valeurs que nous affichons...pas comme des armes ? ça ne me semble pas rentrer dans le cadre de la manipulation !
Olivier Commentaire par Olivier le 11 Mai 2009 à 8 48
Pourquoi ne pourrait on pas utiliser ces techniques correctement ? Marketing et force de vente ne créer pas que de faux besoins ? Regardons les oeuvres humanitaires, les groupes de travail sur les façons d'aider les fumeurs ou l'alcool ... Voire ceux qui oeuvrent a un meillleur respect des consignes securitaires...

Et ici ? Sur A2.0 ne cherchons nous pas a convaincre que le monde de l'apprendre change ... Pourtant buzz et information font ils de nous des manipulateurs ? Pourtant on utilise bien des armes marketing pour favoriser l'adoption de nouveaux outils, non ?
florence meichel Commentaire par florence meichel le 11 Mai 2009 à 1 23
Une jolie réflexion de Pierre Lévy lue sur son fil twitter : "Global reflexive collective intelligence needs full transparency. No global brain will be based on commercial secrets"
florence meichel Commentaire par florence meichel le 11 Mai 2009 à 1 00
Effectivement Olivier tu avais bien parlé de créer le besoin et j'ai rebondi sur les propos de Gaêl qui avait rajouté avant d'imposer !
Mais ça tu l'as bien dit par contre : "Oublions la pédagogie et parlons marketing et force de vente.
Et oui cela me choque que l'on cherche à créer le besoin par des techniques qui fabriquent le manque de façon artificielle et téléguidée : nous connaissons les dérives et nous en payons le prix fort aujourd'hui au travers de la crise ! Si nous apprenons de ce que nous faisons je crains que la leçon que retiendront les élèves ne s'inscrive dans la continuité de cette crise...du toujours plus de la même chose en somme !

La situation d'aujourd'hui n'appelle pas à d'autres approches et d'autres paradigmes ?
Olivier Commentaire par Olivier le 10 Mai 2009 à 17 52
J'avais bien écrit : Cela vous choque ? Pourtant cela marche !. Par contre, je n'ai jamais dit "Créer le besoin avant d'imposer" !!!! Imposer un outil ou même une attitude est totalement inefficace, à court terme comme à moyen terme. Je n'ai donc jamais imposé quoi que ce soit.
@ Florence: tu peux donc mettre un post-scriptum dans tes notes ;)

Pour rentrer un peu plus dans les détails, je tiens à préciser que je n'ai pas "calculer" ces stratégies. Elles sont la conséquences de suite de coïncidences et certaines sont mêmes fortuites. Je traduit ici non pas un retour d'expérience mais le constat que j'en ai fait.

Dans le cas de #1, le cheminement c'est créé de lui même pendant que je cherchais l'outil open source adapté ... puis que le personnalisait pour qu'il réponde aux mieux aux attentes qui été nées.

Dans le cas de #2, il fut préférable d'attendre car cet outil aurait concurrencé un troisième lancé en février. Ce fut finalement en modifiant les objectifs des 2 que nous avons décidé de lancer #2.

Cependant, maintenant que j'ai constaté que "ces stratégies" permettaient d'engager les acteurs du projet, je ne manquerai pas de chercher à les reproduire !

On peut parler de manipulations, mais dans ce cas, on se manipule tous les uns les autres. Je préfère dire que l'on s'influence. On choisi ensemble les outils que l'on va utiliser, chacun défend ses intérêts, l'un en tant qu'acteurs l'autre en tant que responsable de la synergie de l'équipe.

Enfin, personne n'est dupe ... et la confiance va s'acquérir au fur et à mesure que chacun prend conscience que les décisions et les actes de chacun doivent satisfaire deux item : l'individu et le groupe.

Gaël, "être capable de survivre à sa différence dans l'indifférence générale" me semble un peu dur ... rencontres tu vraiment l'indifférence générale ??
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 10 Mai 2009 à 14 31
Je m'attendais à ta réaction Florence...

Cependant, il y a un principe de réalité :
* j'enseigne dans un système qui me contraint !
* je vis dans une société qui me contraint !


J'ai encore, mais pour combien de temps, la liberté de choisir les chemins pédagogiques que j'emprunte, mais je DOIS FAIRE AVEC les contraintes du système.

J'aimerais pouvoir intervenir lorsque c'est nécessaire, mais je suis contraint de respecter un emploi du temps.
J'aimerais disposer du temps nécessaire pour que chacun identifie ses besoins, les hiérarchise et décide des actions qui lui permettront de les satisfaire, mais je dispose d'un volume horaire contraint (30 heures par an, 25 avec la réforme en cours).
J'aimerais que chacun ait la liberté de fixer ce qu'il souhaite apprendre, mais je dois respecter un programme défini, sanctionné par un examen qui m'échappe.
J'aimerais pouvoir mettre en place un système d'auto-évaluation motivant et responsabilisant, mais je dois aussi fournir des notes compréhensibles aux parents qui ne connaissent, ni ne veulent connaître rien d'autre.
J'aimerais que mes apprenants soient motivés, mais je dois faire avec ceux qui subissent le système parce qu'ils n'ont pas le choix.
J'aimerais que le système évolue, mais je me sens parfois bien seul dans mes pratiques pédagogiques : ces dernières parfois, déroutent trop mes apprenants habitués au système, ce qui m'oblige à faire marche arrière.

Dans le meilleur des cas, je parviens à limiter la pesanteur du système, mais si je tiens à former mes apprenants pour qu'ils réussissent malgré le système, je dois faire des compromis.
Je suis parfois amené à opter pour des solutions, peu satisfaisantes dans l'absolu idéal, mais suffisantes et nécessaires pour tourner les contraintes du système à l'avantage de mes apprenants.

Tout autre attitude, puriste et absolue, serait un manque de loyauté à l'égard de mes apprenants !

Alors, OUI, si je dois recourir à quelques artifices pour maintenir le cap malgré les dérives imposées, je le fais !

J'aime à répéter que le mieux est l'ennemi du bien : il est trop facile d'imputer la responsabilité pleine et entière d'un manque de motivation et d'implication au système ambiant.
Il appartient à chacun de saisir les opportunités d'agir sur sa propre vie, nos apprenants comme les autres.

Je partage certaines des idées que tu défends, je regrette de ne pas pouvoir les appliquer davantage, mais j'affirme aussi qu'il faut aussi savoir utiliser le système de l'intérieur si l'on veut y survivre : si je peux accompagner mes apprenants et leur faire comprendre çà, alors, je n'aurais pas travailler pour rien !

Pour aller au fond des choses, il me semble que la seule compétence qui vaille de nos jours est la suivante : être capable de survivre à sa différence dans l'indifférence générale.

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