Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Le principe de ‘Lire en couleur’ peut paraître un peu abrupt si l’on commence par vouloir colorier des poèmes comme je le proposais ICI.

Il paraîtra sans doute plus clair et plus facile si l’on commence par travailler sur des diagrammes comme celui que je viens de bricoler ce matin. [Lire la suite.]

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Christian Jacomino Commentaire par Christian Jacomino le 3 Juin 2008 à 17 58
Bien sûr, sur ce réseau... Ma démarche doit lui paraître bien formaliste, pourtant cette démarche
1/ n'est pas exclusive mais complémentaire d'un travail que je fais depuis longtemps au sein d'un Centre Médico-Psychologique, en doublette avec une psychanalyste d'obédience strictement lacanienne (voir, sur notre site, ACTIONS -> psycho-pédagogie: la Bibliothèque verte);
2/ consiste à décrire la forme phonétique des mots (c'est-à-dire la forme qu'on entend et qu'on comprend avant de savoir écrire) plutôt que de s'appuyer sur des unités conventionnelles. Sylvain (plus haut) avait raison: ma démarche, pour être strictement conforme à l'enseignement de la linguistique, est plus proche dans son esprit de la méthode globale que de la prétendue 'combinatoire' qui confond les lettres et les sons...
Olivier Commentaire par Olivier le 3 Juin 2008 à 17 44
Son avis ? Bien sur, je lui proposerai de te le communiquer ! Pourquoi pas par le biais de ce réseau d'ailleurs ?

Ce que je peu dire, c'est qu'elle s'appuie sur le SENS avant de s’occuper des sons et des graphèmes (écriture des sons) ; cela structure la pensée de l’apprenant. Apprendre à écrire ce que l’on pense (et non pas ce qu’on entend ou ce qu’on applique). Elle préconise une méthodologie, un accompagnement (== être à côté de) individualisé (même dans 1 groupe ou en classe).
Christian Jacomino Commentaire par Christian Jacomino le 3 Juin 2008 à 17 32
Bonjour Olivier, Je m'appuie quant à moi sur l'API, à la seule exception des trois semi-consonnes que je traite comme des voyelles... La difficulté consistait à s'appuyer sur la linguistique (qui privilégie l'oral sur l'écrit), et donc sur l'API, sans avoir à enseigner l'API à mes élèves, ni aucune des adaptations de l'API qui ont été proposées, en particulier par Henriette Walter et Jeanne Martinet dans le cadre du programme 'Je parle, donc j'écris'...
Je vais aller visiter le site du GREPS mais je serais très désireux de connaître l'avis de la mère sur ma propre proposition...
Olivier Commentaire par Olivier le 3 Juin 2008 à 17 22
J'ai invité ma mère (les chiens font pas des chats LOL) à lire cette discussion ... voici son retour :

Pour ce problème de codage CV, tu peux te référer à l’API du français (Alphabet Phonétique International) qui est une référence linguistique connue et universelle. Il permet de transcrire en français ce qu’on entend sans savoir s’il y a un sens (utilisé dans les transcriptions de dialogues oraux spontanés et dans la phase d’acquisition du langage oral).

Il y a en français 16 sons codés en VOYELLES : ils sont codés par un signe entre crochets que je ne peux pas te représenter avec un clavier d’ordinateur.
[i] , é dans blé , é dans lait, a dans patte , a dans pâte, o dans mort, et o dans eau, ou dans genou, u dans rue, e dans peu et e dans peur, e dans le, in dans matin, an, on et un dans lundi. Je ne suis pas très sensible aux nuances et quand je me sers de cet API, c’est parfois approximatif !! Mais effectivement le son oin va s’écrire avec 2 voyelles.


En semi-consonnes ; [j] dans yeux et paille ; [w] qui représente le son ou suivi d’une voyelle comme dans oui ou dans nouer et enfin le son ui dans lui ou huile. On a ensuite les consonnes avec 2 sons R selon les provinces et un supplémentaire avec gne.


Je ne peux maintenant que vous invitez à visiter le site du GREPS une association dévouée à l'apprentissage tardif ou réapprentissage avec un public en situation de handicap ou d’illettrisme, association à laquelle elle participe activement au poste de présidente !
Christian Jacomino Commentaire par Christian Jacomino le 2 Juin 2008 à 23 08
Merci à toi... Je ne me souviens pas du Sablier, pourtant j'ai dû connaître... Il y a des gens très sérieux qui ont cherché à enseigner aux enfants, en France comme à l'étranger, en GB en particulier, un code pré-alphabétique, du type API (Alphabet Phonétique International) où chaque signe correspond à un son et un seul... Cela n'a jamais marché... Ma démarche revient à bien identifier les graphèmes, c'est-à-dire chaque signe écrit qui correspond à un son et qui peut être composé d'une seule lettre (comme dans 'papa') ou de plusieurs (comme dans 'enfant' où il y a 6 lettres pour trois sons)... Mais cela en partant de la seule observation de ce qui s'écrit dans l'orthographe commune...
Sylvain Commentaire par Sylvain le 2 Juin 2008 à 23 01
Voilà pourquoi je pense que cette méthode a plus de chance que la défunte Sablier :-)
Merci de mettre en mots ce que je percevais, Christian.
Christian Jacomino Commentaire par Christian Jacomino le 2 Juin 2008 à 22 58
Oui, et on part de l'observation... On discute ensemble de ce qui se passe quand on lit un mot. On ne part ni d'un code écrit qui oublie (ou écrase) l'oral, ni d'un tableau général des correspondances grapho-phonologiques (quels sont les 'costumes' possibles du son o). On part de l'écriture réelle et de la prononciation réelle et on démonte la machine, en voyant ce qui sert (possède une valeur sonore) et ce qui ne sert pas - ou sert à autres choses, à savoir les marques grammaticales muettes...
Tu sais, les linguistes sont un peu les scientifiques de la 'lettres'... Ils résonnent plutôt comme des scientifiques ou des informaticiens...
Gael PLANTIN Commentaire par Gael PLANTIN le 2 Juin 2008 à 22 48
Ok Christian, la lumière commence à se faire...
Je traduis tes propos ainsi : le langage parlé s'apprend facilement, de manière innée, aussi, tu pars du concrêt, la mélodie du langage pour identifier les notes et faciliter l'association de ces dernières avec des signes écrits.

Me trompe-je ?
Sylvain Commentaire par Sylvain le 2 Juin 2008 à 21 41
Je crois que la méthode proposée ici par Christian reprend une partie d'une méthode que j'ai expérimenté dans ma tendre enfance (1re et 2e primaire - 6-7 ans) et qui s'appelait la méthode du Sablier, qui fut tant décriée par la suite, car probablement mal appliquée ou incomplète (À 6-7 ans, je n'étais pas en mesure de juger et on a perdu les traces de cela aujourd'hui - je ne me base donc que sur mes lointains souvenirs...)

Dans cette méthode, on parlait des différents "costumes" que pouvait revêtir le son "o" par exemple : o-au-aux-eau-eaux, etc. On apprenait donc par sons ou phonèmes (je connaissais l'alphabet phonétique alors !) et on découvrait les différents graphèmes possibles pour ces phonèmes.

On a dit de la méthode du Sablier qu'elle générait des élèves qui "écrivaient au son"... La méthode a été abandonnée chez nous depuis belle lurette et on dit toujours que nos jeunes ne savent pas écrire...
Christian Jacomino Commentaire par Christian Jacomino le 2 Juin 2008 à 21 00
C'est le contraire de la méthode globale, dans la mesure où il s'agit bien de décomposer/recomposer le mot... Le problème est que, le plus souvent, on oppose à la méthode globale une forme de combinatoire où l'on confond les lettres et les sons... Un ancien ministre, tu t'en souviens, nous expliquait qu'il fallait repartir de b et a = ba, à ceci près que b et a ne font ba ni dans 'banc' ni dans 'bain' ni dans 'baux'... Ma proposition tend à résoudre cette difficulté...
Plus précisément, on sait en matière d'apprentissage de la lecture que le succès d'un enfant tient pour beaucoup à la maîtrise qu'il a acquis dans les échanges oraux de segmenter la chaîne parlée en syllabes et sons... Ma méthode consiste à repartir de cette segmentation de la chaîne orale, pour voir comment chaque unité (chaque phonème) se code (par une ou plusieurs lettres). Tandis que les méthodes utilisées aujourd'hui, qu'elles soient globales ou analytiques, reviennent à 'écraser' (au sens où un fichier vient écraser une version précédente du même) cette conscience phonologique...
Ma méthode est donc plus naturelle, j'aime dire 'plus écologique"...
Et, en tout cas, je te remercie pour la patience que tu mets à la considérer...

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