Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Je travaille depuis quelques jours au transfert de nos ressources numériques, de la plateforme Claroline où elles étaient en accès restreint (il fallait un code que j’attribuais gratuitement), à un Google site où elles seront (et sont déjà) ICI en accès libre.... [Lire la suite...]

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Réponses à cette Discussion

Superbe initiative Christian ! Merci de la partager avec nous, entre autre ! :-)

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Bravo pour ce choix d'ouverture.

Google Site semble très prometteur. Je l'utilise aussi^^ Je pense qu'entre les mains d'une classe (notamment avec un compte Google Apps Education), cet outil permettra de dégager une plus grande latitude* d'apprentissage.

______________________
* c'est bancal, comme formulation... je ne parviens toujours pas à traduire affordances -_-

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J'ai pas encore bien compris comment fonctionne et à quoi sert Google Apps Education (mon anglais est très insuffisant)... mais il faudra que je retourne voir.

Faudra que je voie aussi ce qu'offre de plus le compte Google sites payant... Un accès mieux sécurisé à l'administrateur? D'autres fonctionnalités et d'autres thèmes sans doute... Si vous avez des infos, je suis preneur...

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Pas de thèmes supplémentaires (à ce jour) et pas non plus de solutions de sécurité spécifiques autres que celles déjà en place pour GMAIL ou Google Docs.

En revanche, la version française comporte toujours Page Creator qui est disponible en français. Le version anglaise de son côté a déjà Sites à la place.

Ce qu'apporte Google Apps en particulier est d'une part le Dashboard (tableau de bord) qui permet de gérer les droits de plusieurs utilisateurs (des élèves en l'occurrence) ou d'autres contributeurs avec des droits étendus (des collègues prof) et d'autre part une API (des outils de développement) pour permettre au service informatique de l'établissement de créer des passerelles avec les solutions logiciels pré-existantes dans l'établissement.

Une fonctionnalité utile à retenir car elle est grandement appréciable, est l'intégration de tous les services dans le DashBoard. Il demeure encore rudimentaire, mais à l'avenir il permettra de gérer davantage le workflow (toute idée de traduction est la bienvenue) de la classe (donner les dates de contrôle, compiler les copies des élèves, communiquer en temps réel à distance tout en éditant un document, rendre les notes, assigner des tâches individualisées, &c.)

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@ Timuche... Merci pour tous ces renseignements qui me seront très utiles... Mais comment fais-tu pour savoir tout cela? J'imagine que tu utilises toi-même l'outil... Je ne voudrais pas paraître grincheux, mais je ne parviens pas bien à comprendre pourquoi les jeunes qui s'occupent de FLS et FLE sont tellement plus cultivés en matière de NTCI comme d'ailleurs en matière de linguistique que ceux du même âge qui s'occupent d'enseignement du français langue maternelle...
Tellement plus modernes et visiblement moins déprimés....!

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Ha ha ha ! Je me suis aussi souvent posé la question. *^_^*

À mon avis, — mais elle ne plaira pas — la réponse est évidente : nous baignons dans la didactique (comprenant l'ingénierie pédagogique et l'ingénierie de formation). Notre but est former. Tandis que les cousins de FLM baignent un peu dans la pédagogie et beaucoup dans la littérature. Leur but est faire aimer le français ou les livres. Et faire passer le bac... Sans oublier qu'il est difficile de s'épanouir dans son métier quand tout est prémaché par un Programme, de la nature que l'on sait.

Pour ma part, j'ai une Licence de Lettres. J'ai considéré passer le CAPES. J'avais déjà choisi le latin comme langue. Si finalement je suis en Didactique du FLE, c'est parce que je ne voulais pas une seconde me retrouver sous l'égide (la férule U_u) de l'Éduc. Nat. ! Et si j'aime autant passer mon temps sur la Toile et découvrir de nouveaux outils et de nouveaux comportements, c'est justement parce que je le peux. Dans un Mammouth aussi mal gouverné et autant centralisé, quelle liberté aurais-je ? Quel soutien aurais-je ???

Quant à la linguistique, c'est toujours plus ou moins la même histoire. Justement, je demandais son point de vue à Marie hier... Et pour reprendre sa formulation, c'est un problème épineux.
Ok, j'avoue, j'essayais de la contaminer ^o^

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@ Timuche
Oui, le regard que tu portes sur l'enseignement du français me paraît tout à fait lucide... Je reviens sur ton propos pour y ajouter une seule nuance... Pour ma part, je ne vois pas d'inconvénient du tout à ce que nos cousins du FLM s'appuient sur la littérature et s'efforcent de la faire aimer à leur élèves... Je veux dire que je ne partage pas l'avis de ceux qui voudraient fonder l'enseignement du FLM sur la langue orale, dans la mesure où je pense que les textes littéraires sont le lieu (le dépôt) de la 'mémoire de la langue' (c'est une idée que je reprends de Jacques Roubaud)... Mais je tiens que (1) il serait possible et souhaitable de privilégier une approche orale de la langue écrite, le point 'épineux' dans l'enseignement actuel n'étant pas que l'on fait trop lire les élèves, mais bien plutôt qu'on les fait trop écrire là où il faudrait qu'ils parlent (et sur ce point capital j'ajoute que je ne suis pas sûr que l'utilisation que l'on fait des TICE, pour le peu qu'on les utilise, aille toujours toujours dans le bon sens); (2) il serait possible et souhaitable d'étudier les textes littéraires d'un point de vue linguistique, c'est-à-dire en s'intéressant à la grammaire de la phrase davantage qu'à la prétendue 'grammaire du texte' (dont je ne suis pas sûr qu'elle ait un statut scientifique bien avéré, et dont, de toute manière, le statut ne peut être que second par rapport à la grammaire de la phrase), et en s'intéressant à ce qu'ils nous apprennent de l'usage de notre langue ('Commune langue', s'intitule un nouveau et passionnant blogue proposé par deux étudiants bruxellois) plutôt qu'à leur prétendu contenu idéologico-philosophique (en quoi Molière serait un contestataire, et Voltaire aussi, et Flaubert n'en parlons pas, "on sait bien pour qui ils n'auraient pas voté, eux au moins", etc...)...

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... de la faire aimer 'par' leurs élèves... serait plus correct, non?, au moins plus élégant... Je note cela avant que Timuche ne me corrige, ou ne le montre à Jean-Louis Chiss...

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Voilà plein d'idée fort intéressantes^^

Comment pourrait-on procéder pour réaliser cette approche orale de la langue écrite ?
(1) Les faire parler dans le cadre de quel genre d'activités ?
(2) Je ne suis pas un particulièrement partisan de la Gram. de Texte, mais son fondement est réel. Nombre de phrases que nous produisons — à fortiori à l'oral — sont tout bonnement inintelligibles prises isolément.

◊ « Les radis piquent ! » Quels radis ? Les radis que je mange ? Moi, ici, maintenant ? Certains radis spécifiques, donc. Ou les radis dans leurs propriétés de radis ? Pareils pour tout le monde, à chaque instant, en tout lieu ? Les radis en général, en somme.

◊ « La Seine pue ! » Aujourd'hui seulement ? Ou est-ce une itération généralisable ? Est-ce un cas spécifique ou un cas général ?

◊ « Il t'en reste ? » De quoi ? Les référenciations hors phrases sont ce qui a attiré l'attention des linguistes sur l'importance du te comme unité d'analyse.

◊ L'Imparfait Nouvel État (.pdf) est incompréhensible la plupart du temps sans un contexte se développant sur plusieurs phrases...

Le texte est une unité d'analyse de la langue qui fait sens. Il n'est pas facile de ne pas le prendre en compte.

J'espère ne pas avoir ennuyé personne avec ce cours accéléré de ling. *^_^*

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Sauf erreur de ma part, l'étude des exemples que tu proposes relève de la pragmatique, qui considère la signification des énoncés en contexte de communication, même et surtout quand ils sont produits à l'oral. Cette pragmatique fait partie des sciences du langage, et comme la linguistique, elle porte sur l'oral d'abord.
La grammaire du texte s'occupe de choses bien différentes, qui ont trait aux marques par quoi un texte se définit en tant que tel. C'est une discipline littéraire, faite pour justifier l'incompétence des profs agrégés de lettres tant en linguistique qu'en pragmatique, et leur main mise néanmoins sur l'enseignement du français. Une présentation ICI.

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unh... ! Christian vous me faites découvrir qqch !
Merci *^_^*
J'allais rebondir en distinguant pragmatique et théories de l'énonciation...
Mais je ne saisissais pas ce que vous entendiez par Gram. de Tx.

Par exemple, diriez-vous que Catherine Kerbrat-Orecchioni fait de la Gram. de Tx ? Ou Catherine Fromilhague ?

Car elles ne font pas de la linguistique. Ce sont des stylisticiennes ou des poéticiennes (en termes de Stylistique & Poétique Générale) qui s'approprient quelques notions linguistiques pour le profit de leur analyse littéraire, je dirai.
Christian, il y a aussi une différence d'espace mémoire entre Google sites payant et rattaché à Google Apps ( 10 GB) et Google sites en accès gratuit (100Mb), voir ce billet de benoit Descary

http://descary.com/google-sites-ouvert-a-tous/

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