Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Bonjour à tous,
C'est bientôt la rentrée, et comme certains sans doute, j'envisage d'utiliser un outil de communication en ligne avec mes classes.
Je pense travailler avec la gamme Google (Blog, Site, Agenda, Doc) pour :
- mettre en ligne
- mes cours
- mes exercices
- mes activités
- le cahier de textes
- le calendrier des devoirs
- un page de liens utiles aux élèves
- lancer de petites énigmes pour les élèves curieux
- donner la possibilité aux élèves de rendre un devoir de maison sous forme numérique
- permettre aussi aux élèves de poser des questions
- ...

Je voulais voir si certains avaient déjà fait ce genre de chose, envisageaient de le faire, quels problèmes rencontrés, quels conseils au niveau du logiciel, de la méthode...

Repères : ent, google

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Réponses à cette Discussion

En premier lieu concernant Microsoft et associés, d'une part l'élève n'est jamais impliqué dans le contrat d'utilisation qui lie l'institution et le géant du logiciel, la responsabilité n'incombe jamais à l'élève en cas de dérapage, d'autre part le lien "commercial incitatif" qui s'établit vis à vis de l'élève et qui est de la responsabilité de l'institution est suffisamment décrié, comme vous le faîtes remarqué, pour que l'on ne se jette pas dedans à deux pieds.

Concernant le fait que Google fasse partie de la vie des élèves, je ne vois pas vraiment où vous voulez en venir, d'autres conduites à risques (auxquelles j'assimile volontiers certaines pratiques des nouvelles technologies) font partie du quotidien de nos adolescents, et aux dernières nouvelles, on en parle et on apprend sans s'y adonner ni y inciter, je pourrais citer des dizaines de domaines où la pratique rendue impossible par le cadre officiel n'empêche pas la réflexion et l'apprentissage.
Dans le cas présent, les ambitions pédagogiques ne sont ni de réfléchir sur les principes de responsabilité des élèves en milieu éducatif, ni de s'attarder sur les tenants et les aboutissants du fonctionnement de Google. Je ne néglige pas ces aspects dans le cadre de la formation de l'élève (j'ai moi même mené des projets de sensibilisation des élèves à certains de ces enjeux), mais dans le cas présent, ces éléments vont à l'encontre de la viabilité du projet ne serait ce que d'un point de vue juridique. C'est peut être regrettable, mais c'est ainsi.

Il existe des tas de solutions alternatives, internes, qui permettent un contrôle total de l'environnement numérique de travail, de l'orienter vers les ambitions pédagogiques définies, éventuellement de repérer certaines dérives et de les évoquer en classe, et en tout cas de maintenir la responsabilité sur les épaules de la communauté éducative. Certes cela semble techniquement plus complexe, mais juridiquement, c'est infiniment plus simple.

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Ce que vous dites me choque énormément

"dans le cas présent, ces éléments vont à l'encontre de la viabilité du projet ne serait ce que d'un point de vue juridique. C'est peut être regrettable, mais c'est ainsi."

La recherche de la simplicité juridique doit elle passer avant la mission éducative ? N'est-ce pas un faux prétexte ?

Pour ce qui est de Microsoft, est-il prévu dans le programme du B2i une analyse critique de la societe qui me semble-t-il prend une part active dans ce processus de formation ?

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La faisabilité juridique est hélas un pré-requis à nos activités éducatives, qu'on le veuille ou non. Pour simplifier le problème, on ne peut mener à bien une activité éducative que si elle est juridiquement possible. ça ne va pas à l'encontre de la mission éducative, qui trouvera d'autres voies de traverses plus juridiquement correcte (d'autant que sur le sujet, elles existent largement). Faut pas oublier qu'on bosse dans un cadre légal assez rigide, parfois gênant, d'autres fois rassurant, et qu'on doit inscrire nos activités la dedans.
Et la je ne rentre même pas dans les problèmes d'ordre éthique (où contraindre mes élèves à contractualiser avec Google, et leur ouvrir de ma responsabilité d'éducateur un espace que je ne peux pas contrôler me pose en effet problème).
Alors bien sûr, techniquement, Google propose des solutions tentantes, et très facile à mettre en œuvre, maintenant est ce que c'est une raison suffisante pour s'y jeter?

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Qu'il s'agisse de google, Microsoft, ou de tout autre partenaire, la formation en actes et le méta-regard porte sur ce que l'on agit sont des dimensions a visée éducative essentielles a l'ère du numérique, me semble-t-il ?

Comme je l'ai deja dit en m'appuyant sur le travail d'Olivier Auber, le numérique change les perspectives et il semble essentiel de développer des compétences critiques sur un certain nombre de dimensions qui se jouent le plus souvent sans que nous en ayons conscience...
A lire ce commentaire d'Olivier Auber ;
http://internetdufutur.wordpress.com/texte-de-cadrage/#comment-6

Des outils très simples peuvent faciliter ce cheminement critique a l'échelle individuelle ET collective...le générateur poétique est a mon avis l'un des plus simples a mettre en oeuvre et l'un des plus puissants en terme de potentiel éducatif
http://blogveilleflorencemeichel.blogspot.com/2008/09/gnrateur-poti...

Travailler sur tous ces points me parait essentiel

j'ai l'habitude de dire que apprendre a apprendre n'est pas un risque...c'est notre dernière chance de construire un avenir durable...et il y a urgence...le legislatif DOIT suivre !

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A moins d'un changement en profondeur, cela ne risque pas d'arriver, et quand bien même, l'expérience montre que le législatif est incapable, qui peut l'en blâmer, de s'adapter aux "vitesses de révolutions" des nouvelles technologie, si bien que si ce n'est pas la loi qui nous ferme la porte, nous lui substituerons la prudence, justement parce que, vous l'évoquez, "un certain nombre de dimensions se jouent sans que nous en ayons conscience", et que je ne pense pas qu'il incombe à l'école d'ouvrir ce genre de portes dans l'inconnu et de jouer aux apprentis sorciers.

Vous évoquez l'apprendre à apprendre qui cependant me rassure. En effet, par principe, il permet de nous éviter l'exposition directe aux Google, Facebook, et autre Twitter, sans mettre en péril notre mission éducative et l'on peut parler de monopole de l'information, de l'identité numérique ou de la liberté d'expression sans signer la cluf des camelots du web, ni tomber dans le panneau de la dernière pseudo technologie à la mode.

Je vous propose également comme dernière piste de réflexion sur "l'apprendre à apprendre" l'état de l'éducation aux médias en général, et notamment sur la télévision et la radio...

Je vous épargne par ailleurs mon avis sur les prophéties new-age des penseurs auto-proclamés du web 2.0, pour avoir grandi en même temps que le réseau Internet, j'avoue qu'ils m'arrachent au mieux quelques sourires.

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L'apprendre a apprendre ne peut pas faire l'impasse sur l'exposition directe...elle lui est co-substantielle...la meilleure preuve est le travail de distanciation que vous réalisez ici même...il s'appuie sur votre vécu...et c'est ce nouveau rapport au savoir que le numérique engage...et qu'il nous faut accompagner...

Le train est en marche...l'éducation nationale saura-t-elle le rattrapper ?

je pense très sincèrement que l'avenir en dépend...pas que moi d'ailleurs...vous parliez de responsabilité dans un commentaire précèdent...vous aviez raison !

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Bonjour,
Il me semble qu'un paramètre non négligeable de stratégie consiste à prendre en compte le "public" concerné, l'âge des apprenants. Personnellement, je trouve très regrettable les enfants "conditionnés" très tôt à utiliser tel traitement de texte de tel éditeur, et j'apprécie que les compétences exigibles au collège ne soient pas rédigées en ce sens. De mon point de vue, il faut leur proposer progressivement un vrai choix et leur montrer des paramètres de sélection ; dans ce contexte qu'un lycéen soit "exposé" à la nébuleuse Google ne me choque pas et s'il est en mesure de soulever une objection motivée tant mieux ! Si j'évoquais Prométhée et l'usage de ses Post-It pour les mails, c'est justement le fruit d'une expérience importante en collège avec des mineurs et certains parents plutôt procéduriers (qu'on le veuille ou non ça aussi ça existe). Dans les textes La Poste "doit" assurer un "service" aux petits écoliers français, mais il semble que ce "service" se soit sensiblement dégradé ces derniers temps au point que la simple validation de certains items du B2i (Brevet Informatique et Internet) au collège peut s'avérer fastidieuse .
A suivre ...
Patrick Celdran
Selon mon expérience, pour qu'un projet d'innovation technologique réussisse, il faut en outre prendre en compte le contexte institutionnel.
Quel est le profil des enseignants de ton école ? Plutôt novices ou plutôt expérimenté en web 2.0 ?
Je lis que d'autres outils de gestion sont utilisés dans votre institution.
Pourquoi ne pas rencontrer le responsable de ces outils pour discuter de la question ?
De quelles ressources disposez-vous dans votre institution pour gérer l'ENT ?
Pourquoi ne pas rechercher les possibilités de jointure entre un ENT et Scolinfo ?

Un autre élément de succès d'un projet TICE est aussi de travailler en équipe.
Pourquoi ne pas étendre cette réflexion à d'autres professeurs de ton institution ?

Je sais que ton projet de départ concerne ton cours, mais si ton souhait est d'en faire un exemple pour induire la dynamique dans ton institution, c'est à réfléchir ...

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J'adhère tout à fait à ce propos, un travail d'équipe, reparti et communautarisé, et s'appuyant sur des personnes ressources rompues aux techniques et à leurs enjeux parait important si l'on ne veut pas partir à l'aventure et s'arrêter en cours de route. En France, ces réseaux de compétences ne sont pas développées systématiquement, et l'émergence de projets porteurs autour des TICE repose essentiellement sur l'effet équipe, et sur la réunion, à un moment donné et dans un établissement donné, de personnes motivées. Et sur un cahier des charges précis qui ne soit ni trop ambitieux, ni trop restreint.

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Le cahier des charges precis est tout l'inverse de ce qui se joue autour de ces nouvelles dimensions...partir a l'aventure et apprendre de cette aventure fait partie du changement de paradigme a accompagner

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Les enseignants de mon établissement sont plutôt novices.
C'est effectivement une bonne idée que de discuter avec un responsable de mon établissement. Cela dit je ne pense pas que Scolinfo fournisse ce qui serait utile, mais je vais demander.
Cela dit j'aimerais profiter des quelques semaines avant la rentrée... enfin, les deux semaines :-o pour être à peu près au point quand je me présenterai aux élèves.
J'ai aussi pensé en parler avec les collègues, mais je doute que ça prenne. Cela dit je vais lancer le débat à la rentrée, et mon expérience profitera j'espère à d'autres collègues.

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N'hésitez pas a nous faire part de votre retour d'expérience et de votre cheminement avec vos élèves et vos collègues ! Au plaisir de vous lire et d'échanger !

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