Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Bonjour,

Suite à mon annonce et au message de Florence, je profite de ce forum pour recueillir des témoignages sur les usages du tableau numérique : j'ai personnellement quelques réticences à l'égard de cet outil, qui me semble favoriser les enseignements magistraux et transmissifs (et apparemment je ne suis pas le seul).

Cependant, un collègue me faisait remarquer que le TBI pouvait être pour le prof une libération "scénique", qui lui permettait de ne plus rester coincé derrière son ordinateur/bureau et d'être plus facilement en interaction avec ses élèves, car plus présent physiquement...

J'aurais donc aimé avoir des témoignages d'utilisateur, sur ce que le TBI a apporté à vos pratiques de classe (par rapport au tableau classique, ou a un dispositif PC plus vidéo-projecteur)...

Repères : interactif, numérique, tableau, tbi, tni

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Réponses à cette Discussion

Bonjour David,

Merci pour votre réponse, je n'avais pas eu de mail me le signalant... Je pensais aussi m'intéresser aux TICE en général dans le cadre de mon mémoire seulement je ne dispose que de peu de temps et mon stage professionnel se déroule dans une entreprise créant des TBI, peut être pourrais-je consacrer une sous partie aux TICE en général. Je n'aborde la question du FLE qu'en fin de rapport,je pourrai peut être étendre ma recherche aux TICE dans ce domaine.

Je m'intéresse à l'outil en tant que tel également dans mon mémoire de fin d'études, j'ai fait une analyse du marché et une étude des différents produits disponibles sur le marché (TBI, DMI, périphériques). Mon centre d'intérêt majeur est l'aspect pédagogique, pourquoi les enseignants ont-il intérêt à utiliser un TBI en classe, que leur permet-il de faire par rapport aux supports traditionnels et en quoi cela peut être pertinent pour des apprenants.

Enfin, j'aimerais voir en quoi un TBI pourrait être un outil intéressant dans le cadre du FLE, mais là, la question est plus pointue et il m'est très difficile de recueillir des avis de personnes enseignant le FLE (à l'étranger ou en France) et ayant des notions en nouvelles technologies..

On reste en contact, n'hésitez pas si vous avec des conseils ou des infos ! Je vais aller jeter un oeil aux deux liens que vous m'avez mis. Merci

A bientôt

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J'ai discuté de ce sujet (avec plusieurs intervenants) sur mon blogue: http://sunensweb.uqac.ca/~pgiroux/carnetweb/index.php?post/2009/09/...

PAt :-)

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Bonjour à tous,
j'ai pris l'habitude d'intervenir dans tous les débats sur ce sujet pour parler de mon utilisation du tablet pc en remplacement du TBI.
Pour résumé rapidement un article de 2007, je trouve au tablet pc tous les avantages du TBI sans certains des inconvénients.
En effet, avec un tablet, l'enseignant est face à la classe comme avec un rétro-projecteur, il écrit à la main, sauvegarde le tableau, la connexion est simple et l'outil est réellement mobile. plusieurs de mes collègues l'ont adopté car, autre avantage, l'appropriation de l'outil est facile.

Pour ceux qui envisagent passer au TBi, il me semble important de réfléchir à la solution tablet pc. Le problème du coût d'achat est réel mais c'est un investissement qui vaut le coup selon moi.

Je profite de la discussion pour lancer un appel : est-ce que quelqu'un a déjà utilisé le logiciel OneNote avec un TBI?

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Mon expérience est celle d'un chargé de mission TICE au sein de la Province de Liège et formateur pour enseignants du secondaire.
Au niveau des TICE, la demande est forte pour équiper des classes en projecteur vidéo et PC prof. La raison est simple, c'est l'utilisation des TIC qui modifie le moins les rapports entre prof et élève.
Je reste convaincu qu'équiper les classes de 2 ou 3 ordinateurs est la meilleure formule pour faire évoluer l'enseignement dans le sens de la différenciation. La contrainte du nombre de machine oblige l'enseignant à envisager que tous les élèves ne fassent pas la même chose en même temps. Cette capacité à gérer, au sein de sa classe, des activités différentes est habituelle dans l'enseignement maternel (avant 6 ans) est courante dans l'enseignement primaire mais exceptionnelle dans le secondaire.
Dans ce contexte le TBI peut apporter plus de variété dans la manière dont un cours peut se passer. Mais le schéma de communication "en étoile" (le prof au centre qui régule les interventions des élèves) reste identique. Cela devient intéressant quand les élèves prennent la main sur le dispositif mais un seul peut le faire. Qui ?
Vous l'aurez compris en terme de priorité d'équipement le TBI viendra pour moi après la mise en place de machines POUR les élèves.

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Remplacer la craie par le numérique « dépoussière »-t-il la pédagogie ?

Voilà une question qu'elle est bonne...

S’il est bien un objet culturellement indissociable de l’école, c’est bien le tableau. Il fait partie de ces quelques objets incontournables qui permettent à n’importe quel terrien de savoir qu’il est dans un lieu où se déroulent des actes d’enseignement/apprentissage. C’est d’ailleurs certainement l’une des raisons de l’engouement médiatico-politique autour du TBI, comme si la « modernisation » de cet objet emblématique qu’est le tableau pouvait être un indicateur de la « modernisation » de l’école… Rien n’est moins sûr…

Dans un article rédigé l'année dernière avec mon collègue Frédéric Tempez, une réponse "nuancée" est avancée :
- Il y a toujours, il y a toujours eu, un décalage très important entre les usages prescrits (ou rêvés) par l’institution scolaire et les usages réels des enseignants. Dans le cas des technologies usuelles de la communication et de l’information, cela s’observe tout autant. Ne compter que sur l’introduction d’outils techniques (quelles qu’en soient les qualités intrinsèques) pour modifier les pratiques ou la pédagogie des enseignants est certainement un leurre. Le TBI n’échappe pas à ces constats : il n’est donc a priori intrinsèquement pas plus porteur d’une nouvelle donne pédagogique que d’autres technologies. Cependant c’est vraisemblablement l’un des objets techniques qui s’adapte le mieux à la pédagogie des enseignants, quelle qu’elle soit. Par certains égards, il est même plutôt probable qu’il en renforce même les effets : pour le meilleur, comme pour le pire… Ainsi, le risque que la présence du TBI renforce dans la classe, jusqu’à la caricature, le magistère solitaire de l’enseignant, comme le papillonnage des élèves, ne doit pas être écarté.

- Parmi tous les arguments, souvent mis en avant concernant l’usage du TBI en classe, nombreux correspondent en fait à une plus-value déjà mise en avant pour ce qui concerne le multimédia, les hypertextes, ou l’usage du vidéo projecteur notamment pour une présentation assistée par ordinateur (PréOA). Si l‘on n’y regarde de plus près, les avantages objectifs du TBI par rapport au simple usage d’un vidéo projecteur peuvent apparaître comme étant peu nombreux, ils n’en sont pas moins importants. Il faut surtout retenir qu’en supprimant tous les périphériques habituellement utilisés pour une PréAO, le TBI permet la manipulation d’objets, d’images ou de mots, au sens le plus trivial du terme : avec la main.
Ainsi, le TBI est un outil qui renforce l’impact de l’enseignant (ou d’un élève) à chaque fois qu’il veut montrer, démonter ou simuler. Il lui permet de mettre en scène ses supports de cours avec un rendu inégalé : une technologie qui obéit au doigt et pour les besoins de l’oeil. Cela procure un sentiment de fluidité dans l’acte d’enseignement/apprentissage. Cet aspect très plaisant est renforcé par l’impression de prendre un certain pouvoir sur les éléments présentés au tableau, notamment de pouvoir les déplacer « à la main » : les suites logicielles fournies avec certains TBI permettent même d’écrire, de dessiner avec le doigt, ce qui est toujours du plus bel effet devant les élèves…


- Enfin, si la grande majorité des enseignants qui utilisent un TBI sont rapidement convaincus de l’intérêt de son usage, c’est aussi parce qu’il s’agit d’une technologie intuitive et rassurante. Contrairement à ce qui peut se produire dans le cadre d’activités mises en œuvre par exemple dans un site informatique, ou via une classe mobile (avec de nombreux ordinateurs mis à disposition des élèves), ici l’enseignant garde davantage le contrôle de la classe et la maîtrise du déroulement des activités et des interactions dans la classe. Cette situation est favorable à la motivation de l’enseignant


Pour plus d'info, ne pas hésiter à consulter "Quand une technologie rassurante renforce le sentiment d’efficacit...

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