Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

florence meichel

Education : développer un esprit critique par rapport aux médias

Il me semble vital que chacun acquiert la capacité de s'interroger sur ce que les médias lui soumettent en permanence via différents canaux : télévision, publications, internet tec...

Les dérives sont en effet nombreuses :
- http://florencemeichel.blogspot.com/2008/12/la-fabrication-du-conse...
- http://apprendre2point0.ning.com/video/video/show?id=945551%3AVideo...

Et plus j'avance avec vous sur ces notions d'apprenance et en particulier celle d'appprendre à apprendre et plus j'acquiers la certitude que développer son esprit critique ne peut pas s'inscrire dans un processus de programmation (type programme scolaire classique) ! Il est nécessaire de passer par une autre approche !

Comment voyez vous les choses ?

Repères : apprendre-à-apprendre, education-médias

Partager Twitter

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Une approche que je trouve intéressante

La formation à l’éducation aux médias par la démarche de projet

http://www.aix-mrs.iufm.fr/formations/form_continue/objet/grdclemi0...

Juste un point de nuance : je mettrais d'avantage l'accent sur la visée que les objectifs...je vous renvoie à la notion de projet au sens selon JP Boutinet

http://reseaux-apprenants.blogspot.com/2008/03/1-le-projet-du-rseau...

Répondre à cela

"Du matériel existant : on n'en manque pas je crois..."

Oh si ! Selon moi, on n'a jamais assez d'outils nouveaux, révélateurs de l'évolution des moeurs et des usages...
Les outils vieillissent très vite (mode), s'usent vite (un test, par exemple, ne marche qu'une fois) et demandent à être diversifiés pour être utilisés avec le bon public.

"alors pourquoi ces jeux/enquêtes sordides...si l'idée est d'apprendre de ce que l'on fait"


Selon moi, encore, on apprend beaucoup d'une phase ludique, car on est mobilisé autrement... Quand on est pris en défaut (ici, de trop grande transparence) on s'en relève mieux (moins atteint) par le fait que l'on a pas vraiment été piégé... mais simplement testé... Mais en attendant, le message est passé ? Le jeu Tepatoa de la valise Educaunet va dans ce sens : On chatte, on en dit souvent trop sur soi-même... plus que l'on voudrait en tout cas, et à la fin de la partie on est souvent découvert... alors qu'on voulait rester caché. Et cela fait réfléchir sur sa pratique insouciante du chat)

Je me trompe ?

Répondre à cela

Qui parle d'insouciance ?

Répondre à cela

Précision :
L'insouciance que j'évoque ici, dans le jeu tepatoa, consiste à chatter sans mettre en oeuvre la distance critique nécessaire pour rester suffisamment discret sur son identité (ce sont les consignes du jeu : ne pas se faire reconnaître). En effet, le chat est souvent un usage web... où on "se lâche" !
Ceci est bien en rapport avec "l'éveil critique" qui était au centre de ta question de départ, Florence.
L'insouciance dont je parle, c'est donc le manque d'esprit critique que le jeu met en lumière dans un espace virtuel heureusement sécurisé (un serveur dédié -qui aujourd'hui est démob...) et qui n'est pas la "vraie" vie... fut-elle virtuelle.

Répondre à cela

Tiens on va jouer à Gaza aujourd'hui...Objectif : faire le maximum de dégats...GO !...MDR tu viens d'éliminer 500 personnes...mais c'est pas grave : ce n'est qu'un jeu ! :-(

Répondre à cela

:-((
Il me semble que tu tords un peu (bcp ?) le sens de mon intervention.
Il faudrait à nouveau une longue intervention pour nuancer ! En ai-je le temps !? Pas bcp !
En fait, bien évidemment, je ne te suivrai pas dans l'approbation d'une "Gaza Razzia" comme pourrait s'appeler le jeu que d'aucuns seraient capables d'inventer ! (On voit de tout aujourd'hui... et plus qu'hier ! C'est vrai)
Mais pour l'éducateur aux médias que je suis, le problème est moins de militer pour que ces jeux n'arrivent pas sur le marché que d'accompagner les jeunes dans une réflexion sur ce que ces jeux leur font faire. (A eux de faire le choix responsable ensuite, de ce qui les amuse).

Avec Tisseron, je suis intéressé de creuser l'idée que face à ces jeux vidéo qui banalisent gravement la violence, chacun a tendance à s'enfermer dans un rôle (quelque peu déterminé) : le dominateur, le dominé et le justicier.

Son analyse de que les enfants développent généralement un de ces trois comportements est une grille d'analyse intéressante pour voir avec eux comment sortir de la spirale de la violence (celle qu'on impose ou celle que l'on subi) pour réveiller un sens critique (et donc moral aussi) en approchant ces jeux.

Qu'on le veuille ou non, c'est la consommation de nos jeunes aujourd'hui. On travaillera donc à déconstruire, à proposer des alternatives... mais cela passe par l'acceptation d'une "certaine" confrontation (pour revenir à notre échange précédent).

Répondre à cela

En fait, je faisais référence à ce jeu, parce que c'est le préféré de certains hommes politiques...pas besoin de le créer, il existe déjà donc et la confrontation est permanente !

Prendre du recul sur cette situation et les rôles auxquels tu fais allusion, suppose de se poser des questions éthiques fondamentales qui peuvent remettre en question certains prémisses liés à l'institution et à son fonctionnement ! Il est vraisemblable que cette approche soit mise de côté dans le cadre des programmes pour cette raison...???

Autrement dit, la nature même de l'institution peut-elle permettre l'éducation aux médias ?

Répondre à cela

"Il est vraisemblable que cette approche soit mise de côté dans le cadre des programmes pour cette raison...???"
!?

"Autrement dit, la nature même de l'institution peut-elle permettre l'éducation aux médias ?"

Si je te comprends bien, tu irais (notamment) dans le sens de dire que les publicitaires ne peuvent éduquer à la lecture critique de la publicité (nous avons connu une tentative en ce sens chez nous, en Belgique) que les journalistes ne sont pas les mieux placés pour proposer une lecture critique de la télé (or, ils cherchent pfs à le faire et ne se révèlent pas tjs manchots dans l'affaire. Cf Arrêt sur image en France, mais aussi Intermédias et Question à la Une sur notre RTBf)
Je crois que c'est en partie vrai ! Mais, je le redis, ils fournissent svt du matériaux dont nous pouvons user intelligemment.

Cela étant, quand pfs l'institution au sein de laquelle on exerce sa mission est elle-même un obstacle, il faut pouvoir le dire. L'ancien délégué syndical que je suis le reconnaît aisément.
Quelque chose qui me titille dans vos approches respectives : il semble que le formateur (ou quelque soit le vocable associé) porte à lui seul la responsabilité du bon déroulement d'un apprentissage.

Il me semble que nos apprenants ont quelque peu oublié qu'il leur appartient de travailler pour "concrétiser" les expériences d'apprentissage qui leur sont proposés.
Quelle que soit l'ingéniosité, la créativité, la pertinence de ces situations, si l'apprenant ne fournit pas un minimum de travail, il n'en retirera rien !

Lors de la conception d'une activité d'apprentissage, je veux bien admettre qu'il est nécessaire de prendre en compte les aspects motivationnels.
Cependant, il est trop réducteur de n'aborder l'éducation que sous l'angle du dispensateur qui doit tout faire pour être pertinent et efficient.
Les apprenants doivent aussi jouer leur rôle et investir, même si cela doit les sortir de leur douce insouciance...

Les médias modernes tendent à donner l'impression que tout est facile...
Il n'en ait rien !
Pour apprendre, il faut travailler !

Répondre à cela

Oui d'accord avec toi Gael sur cette dimension fondamentale, l'un ne va pas sans l'autre...mais tu avoueras que la motivation donne l'envie de s'y mettre, bien au delà d'ailleurs de ce qui est attendu à minima ! Enfin il me semble ! :-)

Répondre à cela

Ne peut-on admettre que la motivation des profs soit aussi corrélée à celle que manifeste les apprenants ?

Répondre à cela

Tout à fait d'accord.

Répondre à cela

RSS

Licence Creative Commons

Creative Commons License

Les textes publiés sur ce réseau sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Vous pouvez donc les diffuser, les intégrer dans vos contenus et même les modifier ... mais n'oubliez pas de citer : source : apprendre2point0.ning.com


Votre avis nous intéresse ! Exprimez votre avis et faites progresser le réseau Apprendre2.0 !

Ce réseau est co-administré par :
- Florence Meichel
- Olivier Carbone
- Sylvain Bérubé
Notre conseiller scientifique :
- Olivier Auber

D'où venez vous ?!



Locations of visitors to this page

© 2010   Créé par florence meichel

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder