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florence meichel

Des chefs d'établissement qui plébiscitent des descentes de police en classe !

Réponses à cette Discussion

J'avoue être très étonné, pour ne pas dire écoeuré, par ce genre de pratiques.

Pas de la part de forces de l'ordre en quête de résultats mais de la part des chefs d'établissement qui ont autorisé ce genre de descente.

Dans ce genre de situation, on aura toujours de la part de certains l'argument du "celui qui n'a rien fait n'avait rien à craindre" ou celui de l'efficacité contre les "dealers qui empoisonnent notre jeunesse".

Mais quel exemple donne-t-on à cette jeunesse lorsque les forces de l'ordre se comportent comme des milices en terrorisant les élèves sur leur passage, en les humiliant devant leur camarades ?
Toutes pratiques que l'on pensaient révolues en France depuis quelques années...

C'est impardonnable et je suis étonné qu'il n'y ait pas de suites judiciaires à ces affaires.
Le silence assourdissant dans les médias y est peut-être pour quelque chose...

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Je vais sans doute choquer, mais en père de famille, je dois dire que, sans cautionner forcément la méthode, j'approuve que des actions soient menées pour lutter contre certains peu scrupuleux...

J'ai eu l'occasion d'exercer les fonctions de CPE (Conseiller Principal d'Education) et d'être confronté à des élèves qui vendaient de la drogue sous mon nez.

Avec beaucoup de patience et de temps, j'ai pu les prendre en flagrant délit.
Mais pendant le temps qu'il m'a fallu pour les confondre, combien d'autres ont été "contaminés" ?

Je sais par expérience que les forces de police ne font pas dans la dentelle et ne se soucient pas de la pédagogie.

Mais, à un moment donné, il faut aussi agir et frapper fort pour protéger celles et ceux qui en ont besoin !

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La fin ne justifie pas les moyens, du moins en démocratie !
Ou alors ça donne Guantanamo...

On ne fait pas des descentes, et certainement pas dans des établissements scolaires, comme on interviendrait dans un repaire de gangsters.

Sauf à ce que les élèves ne fassent plus de distinction entre leur établissement scolaire et l'extérieur, ce qui est précisément ce que l'on reproche aux dealers...
Si les forces de l'ordre se comportent de la même façon à l'école comme à l'extérieur, les élèves feront de même. Les enseignants et l'éduction nationale seront donc perçus comme des auxiliaires de police avalisant les méthodes les plus arbitraires. Bonne chance.

Et quelle leçon en tireront nos élèves ?
Non, décidément, la fin ne justifie pas les moyens.

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Bonjour !
Très choquée aussi par cette information recoupée... Et d'accord avec David sur la fin et les moyens; il y a d'autres façons de procéder qui ne passent pas par la terreur et l'humiliation collective.

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Mais les as-t-on vraiment protégé Gael : j'en doute...on leur a surtout appris à craindre la police !

Et on s'est surtout servi du prétexte "dealer" pour faire monter une angoisse collective...

Et quand je lis ça : http://nogarojournal.imadiez.com/2008/11/25/marciac/...je me dis que ce chef d'établissement a failli à la mission qui est la sienne : l'éducation !

Oui l'éducation prend du temps : a vouloir en gagner par TOUS les moyens, on commet des fautes professionnelles graves !

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Cela dit, c'est bien d'avoir la vision de Gael : ça permet d'y voir clair sur les motivations qui amènent à ce genre de décisions : merci Gael pour ces précisions ! :-)

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En relisant le témoignage de la petite fille, je note une phrase qui me parait importante : les profs ne nous en ont pas reparlé...je crois que les enfants aimeraient y mettre des mots et du sens avec vous...je les comprends !

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Et plus encore : non seulement ils ne sont pas plus protégés (notamment des dealers qui viennent faire la sortie du collège ou du CFA) mais en plus, ils n'ont certainement plus confiance dans les autorités (police et gendarmerie, dans une confusion courante) auxquelles ils auraient pu faire appel en cas de souci. Un vrai massacre, pédagogiquement parlant... Je ne sais pas si les chefs d'établissement concernés ont été abusés (c'est ce que suggère un des témoins) ou si c'est le résultat d'une demande de l'établissement, mais en tous cas le résultat est dramatique !

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On voit bien que vous n'avez pas été confronté à la détresse de parents qui font confiance à l'école et qui découvrent qu'à l'intérieur même de l'internat, il est de notoriété publique que la drogue circule et que personne ne fait rien.

Quand l'éducation ne marche pas, quand la prévention ne marche pas, a un moment donné, il faut agir !

Posez-vous la question :
* Quelle serait votre réaction si vous appreniez que vos propres enfants se fournissent au sein même de l'établissement parce que rien ni personne ne fait bouger les choses parce que celà pourrait froisser les susceptibilités de ceux qui ne sont pas concernés directement par le problème ?
* Ne seriez-vous pas les premiers à "taper" sur le directeur parce qu'il savait et qu'il n'a rien fait pour préserver vos enfants ?

Trop facile de tenir un discours à base de comparaisons superlatives ("Guantanomo", "massacre") hors sujet !
Trop facile de se gargariser avec des discours bien pensant !

Nos jeunes regardent des images bien plus violentes, jouent à des jeux bien plus violents qu'une simple descente d'un maître-chien et de son chien, fussent-ils mal embouchés !

Quand un jeune a mis le doigt dans l'engrenage, il est trop tard !
Non, Florence, on n'a pas le temps, il faut agir quand c'est le moment : celui qui transgresse la loi et plus encore, celui qui met la vie d'autrui en danger ne doit pas avoir le temps d'aller au bout de son acte.

Si au nom d'une idéologie bien pensante de psycho-pédago-éducativo-préventionniste il faut rester les bras croisés et laisser faire quelques salopards récalcitrants à toute forme d'intervention, alors, nous n'avons pas les mêmes valeurs !

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Qui a parlé de rester les bras croisés ??????

Les conséquences de ce qui se joue autour des cette action cow-boy sont aussi très graves...le témoignage de cette petite fille est assez éloquent ! Cela n'a rien d'une idéologie !

La violence ne fait qu'entretenir le cercle de la violence ! Nous le savons bien ! Ce qui me choque dans ton propos c'est que pour "quelques salopards récalcitrants", c'est tout un établissement qu'on terrorise...cela résonne avec la façon dont on gère l'après 11 septembre : les terroristes servent de prétexte au régime mondiale de l'hyper controle et de la suspicion généralisée ! Et c'est très grave !

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Je pense qu'il y a vraiment d'autre moyens de coopérer avec la police !

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Au nom de l'urgence, on peut justifier tout et n'importe quoi !

Oui, il y a des jeunes qui vendent de la drogue dans les internats, il y en a eu et il y en aura.
Comme il y aura toujours des personnes pour transgresser les lois, jouer avec les garanties démocratiques.

Seulement, quand on se permet d'utiliser les mêmes méthodes violentes que les voyous, on ne voit plus bien où se trouve la ligne qui les sépare. Toujours plus de violence ne ramène jamais la paix.

La justice, l'éducation, ça prend du temps, c'est long, c'est lent, mais c'est ce qui la différencie de l'arbitraire.
Les suspects ont des droits, il faut prouver la matérialité des faits, trouver des témoins qui acceptent de parler etc. Et parfois, des suspects s'en tirent. C'est le prix à payer.

Et ce discours n'a rien de facile, bien au contraire, c'est bien plus difficile à faire comprendre que les métaphores karchérisantes, totalement démagogiques car elles ne règlent rien.

J'aimerais voir le bilan de cette intervention en matière de sécurité. Pour un dealer et 3 consommateurs interpellés, combien de jeunes écoeurés par les méthodes de la police ? La comparaison avec les jeux vidéo me semblent totalement déplacée.

Et combien qui vont encore mieux se dissimuler et que l'école ne pourra pas aider car elle aura perdu leur confiance.

Car "quand un jeune a mis le doigt dans l'engrenage", il n'est jamais trop tard !

Entre "ne rien faire", "rester les bras croisé" et la descente de police, il y a place pour une action alliant éducation, surveillance et répression lorsque les délinquants sont attrapés.

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