Pour cela, quelques intervenants en éducation ont publié certains textes récemment. (Le mien s'en vient, demain promis, sur mon blogue perso !)
En guise d'exemples :
Les cauchemars de Missmath ici
Les préparatifs de Roberto là
Perso, la nuit précédant la rentrée (celle avec les profs d'abord, celles avec les élèves ensuite, une semaine plus tard), je dors plutôt mal, et me réveille après trop peu d'heures de sommeil. Le jour où ces papillons ne seront plus là : retraite obligatoire, ou changement nécessaire !
Du stress "positif", la hâte de retrouver collègues et élèves, et une petite crainte, celle de ne pas réussir à quitter le rythme des vacances... pour cela, mise en route neuronale progressive dès cette semaine !
De l'appréhension par rapport à ce que l'on aurait du faire pendant les vacances et l'on n'a pas fait: remanier des cours, visionner des documentaires, en faire un montage propre....Bref, les bonnes résolutions de la fin de l'année que les vacances ont balayé!
De l'envie de voir de nouvelles classes se constituer, revoir les collègues, plancher sur de nouveaux projets!
Mes ressentis ont tellement changé en XX années de carrière que j'hésite depuis que tu as posé cette question à formuler une réponse.
Je me souviens de l'époque où j'avais une angine ( oui c'est de la famille de angoisse) dès que je recevais la lettre de convocation pour la rentrée.
Je me souviens d'une autre époque où on se réunissait entre collègues pour préparer répartir manger fêter .
Mais aujourd'hui? Ben je suis sur un nuage de sérénité : les cartons de juin ne sont pas rangés - j'ai trié classé tous les cours papiers du niveau que je quitte : pour les autres j'ai besoin d'avoir vu les élèves pour décider des supports...
Et puis il y a le miracle informatique : tout est accessible en 1 ou 2 clics , alors on verra.
Cette année il y a l'enthousiasme partagé d'optimiser l'utilisation de moodle et de collaborer en temps que prof de lettres avec mes collègues d'informatique ; il y a la niaque de revendiquer du matériel ou des salles qui ne m'ont pas été attribués...
Il y a la nostalgie de ne plus retrouver mes collègues post 68ards partis en retraite et l'attente de mutualiser nos compétences et nos travaux avec les nouveaux que j'ai croisés une journée en juin.
Je ne parlerai pas des projets de Monsieur Darcos... la manière dont les politiques envisagent l'institution scolaire et l'éducation m'effraie bien davantage que les turbulences de mes élèves.
Après quelques années d'enseignement (je n'ai pas encore atteint la décennie dans ce métier), la veille de la rentrée contient plus d'impatience que d'inquiétude.
- L'impatience de découvrir les nouveaux élèves et de revoir ceux que l'on connaît déjà
- L'impatience de retrouver les collègues
- L'impatience de se lancer dans de nouveaux projets (voir la réponse de Christiane)
- L'inquiétude d'avoir bien préparé cette rentrée : les crayons sont achetés (2 seulement, on est pas prof d'informatique pour rien), le cahier (on écrit quand même dans l'informatique), les PC sont reformatés, les documents sont prêts pour les premières semaines,
et pour le reste, on verra bien, de toute façon, on y arrive toujours ...
Se faire confiance (un peu grâce à l'expérience), c'est très bien et même essentiel dans ce métier (comme dans beaucoup d'autres d'ailleurs).
Il est parfois de ces événements (ou de ces éléments...) qui vous font cependant crouler la confiance (Ça m'est déjà arrivé, me dirigeant allègrement vers la 2e décennie complétée ;-)), mais si cette confiance a une bonne base, elle ressortira :-)
beaucoup de sentiments mélangés (regret des vacances, joie d'aborder une nouvelle année avec de nouveaux élèves, de nouveaus collègues, etc.) dont entre autre, toujours présente, la petite boule au fond du ventre, la même que la rentrée en CP, étonnant, non ?
Il faut dire que malgré les années qui ont passées, on ne sait toujours pas à quel sauce on va être mangé...