Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

florence meichel

World-Life-Web : une révolution silencieuse dont NOUS DEVONS être ACTEURS !

A propos des évolutions de web, nous vivons actuellement un moment clef de mutations majeures qui impacteront profondément nos vies au long cours...Vous avez peut-être entendu prononcer ces mots rébarbatifs comme web sémantique, protocole IPV6, micro-formats, informatique ambiante...etc...sans bien comprendre de quoi il retournait et quelles incidences ces notions auraient dans la vie de Monsieur et Madame tout le Monde...Il faut bien avouer que beaucoup cultivent un discours technique pour le moins opaque autour de ces questions pourtant si fondamentales pour l'avenir chacun de nous !

Je vous propose donc au travers de nos discussions de clarifier ces différentes notions pas à pas pour en comprendre les tenants, les aboutissants et les enjeux pour chacun !

Liste des discussions en cours :

1- Tendances Internet - Informatique ambiante - Nannotechnologies
http://apprendre2point0.ning.com/video/video/show?id=945551%3AVideo...

1- Web Sémantique
- A la découverte du Web sémantique (présentation)
- Web sémantique et W3C
- Connaissez-vous les micro-formats

2- Protocole IPV6
- Le protocole IPV6 : qu'est-ce que c'est ?
- De IPV4 à IPV6 (vidéo)

3- ICANN
- L'ICANN : c'est quoi ?

4- Enjeux Politiques et sociétal
- L'homme est-il un document comme les autres ?

Repères : education-médias

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Je me permets de reproduire ici un article de Société de l'information du juillet-Aout 2008 consacré à l'ICAAN (a titre d'information je vous conseille de vous abonner à cette ressource : l'abonnement gratuit)


Quand Internet fait débat

Régulation européenne, avenir du réseau et place
des utilisateurs, tels ont été les trois débats retenus
cette année par Egeni, la conférence annuelle
organisée par le chapitre de l’Isoc France.

Le 20 juin dernier, une quarantaine de personnes se
sont succédées à la tribune d’Egeni. Les arcanes de
la régulation d’Internet n’ont pas de secret pour ces
passionnés-militants du réseau. De table ronde en
table ronde, une impression se fait de plus en plus
certitude. Si les questions de régulation sont complexes,
si elles semblent parfois réservées aux spécialistes
de techniques pointues, l’issue de ces débats sera
déterminant pour tous les internautes. À l’heure où
l’Isoc réaffirme sa volonté de voir un nouveau milliard
d’individus connectés à travers le monde, l’avenir
du réseau sera avant tout politique. À ce titre, il sera
l’oeuvre de tous.
Retour sur les trois débats de cette
journée dense.
Un FGI européen : gadget ou nécessité ?
L’Europe numérique est-elle en meilleur état que la
construction politique ? Quels axes d’intervention doitelle
privilégier ? Si intervention il doit y avoir, c’est
d’abord pour faire entendre la voix et les valeurs de
l’Europe. « C’est un enjeu d’équilibre mondial », résume
la députée Catherine Trautmann. D’où l’idée de créer un
forum européen pour la gouvernance d’Internet sur le
modèle du FGI global
qui porterait haut les couleurs du
vieux continent. L’articulation de cette instutition avec les
différentes organisations existantes n’est pas la chose
la plus aisée, à tel point que Janis Karlins, président du
GAC de l’Icann, a fait part de son profond scepticisme
sur l’utilité de ce forum européen. « Cela créerait de
nouvelles réunions, mais finalement ce sont toujours les
mêmes personnes qui se croisent dans les différents
cénacles aujourd’hui », remarque-t-il, un tantinet
provocateur.
Pour Isabelle Falque-Pierrotin, présidente du Forum
des droits sur Internet, « il existe sur certains sujets
une sorte de partage entre deux visions du monde,
l’une européenne, l’autre plus américaine, comme par
exemple sur la question des données personnelles
ou du respect de la vie privée ». Nécessaire, le FGI
européen ne doit pas être selon elle un mastodonte
administratif, au contraire. Elle se prononce en faveur
d’un réseau de forums nationaux, qui ferait remonter
à l’échelle continentale les problématiques ainsi
identifiées.
Marcus Kummer, membre du FGI, estime
que cette structure est « adaptée au 21e siècle et à l’ère
d’Internet. Il n’est pas nécessaire de créer une institution centrale. Ce que nous voulons : une gouvernance en
réseau ».
Reste à convaincre de la nécessité d’un forum et de
construire sa légitimité, pour qu’il soit accepté par les
différents états.
Internet sera-t-il toujours lui-même demain ?
Mieux qu’hier, moins bien que demain, est-ce ainsi
qu’il faut envisager le futur d’Internet ? En croissant, le
réseau pourrait bien changer de nature. En tout cas, le
président de l’Afnic – Association française du nommage
sur Internet – Mathieu Weill s’interroge : « la neutralité
du réseau et les standards ouverts, deux des principes
qui ont structuré le web seront-ils confirmés ou remis
en cause à l’avenir ? ». En particulier, le passage d’un
réseau de personnes à l’Internet des objets risque de
ne pas être neutre, car les standards propriétaires vont
tenter de s’imposer. Pourquoi ? Parce que l’Internet des
objets impliquera l’apparition de nouveaux intervenants
peu au fait des valeurs qui ont fait le réseau. Pis, pour
eux, leur dépassement est une nécessité économique,
car ils rechercheront des économies d’échelle pour
rentabiliser l

Répondre à cela

Suite
Cela ne signifie pourtant pas la fin d’Internet tel que
nous le connaissons. Daniel Dardailler du W3C
considère même que quel que soit le développement
des relations entre machines, il est important que
la confidentialité des données et l’anonymat des
personnes demeurent garantis, même si on va vers
davantage de traçabilité des objets. Pour lui, ce n’est
pas seulement une question éthique. L’anonymat est
une des conditions qui explique le succès rencontré
par Internet. Bernard Benhamou de la DUI se prononce
même en faveur de l’émergence d’un « droit au silence
des puces, permettant au citoyen de rester maître de
ses informations ».

Thomas Serval, pdg de Baracoda, envisage, lui, la
future réalité des réseaux sous forme de cercles
concentriques : les objets connectés constituant le
dernier des cercles. Chaque cercle pourra-t-il exister si sûr, car prévient-il : « il y a besoin de coordination
entre toutes les couches ». Quoi qu’il en soit, tous
ces nouveaux usages ne seront possibles que si
l’infrastructure le permet, rappelle Joëlle Toledano, de
l’Arcep, « nous sommes en train d’intervenir pour le
développement de la fibre en France de manière à la
fois concurrentielle et mutualisée ». Car la technique
n’est pas tout, « Internet du futur, ce sont aussi ces
questions économiques » explique M. Weill.
Le mot de la fin revient à Fred Baker, de Cisco et
l’Internet society, « on ne peut être sûr que d’une chose,
c’est que tout va changer ». Cela ne signifie pas que
les technologies du futur feront table rase du passé. Au
contraire, elles recycleront, seront utilisées différemment
en fonction des services qui seront plébiscités par
l’utilisateur de demain. À cet égard, B. Benhamou insiste
sur l’importance de conserver les valeurs d’ouverture
de la société de l’information, quelles que soient les
évolutions techniques.

Alors heureux ?
Drôle de roi que l’utilisateur des Tic, tous parlent de lui,
mais, lui, que veut-il exactement ? Quelles sont ses
attentes ? À en croire Patrick Vande-Walle, les choses
sont relativement simples : « les utilisateurs veulent
beaucoup de choses et peu de choses ». Qu’Internet
fonctionne et l’utilisateur est content. Paul Twomey,
président du board de l’Icann partage cette vision : « j’ai
répondu à de nombreuses interviews sur l’IPV6. C’est
un débat de geeks. Les utilisateurs de téléphone veulent
savoir si leur fille va leur répondre. Internet pousse cette
logique encore plus loin, dans l’instantanéité quasiment.
Ce que veut l’utilisateur c’est l’interaction avec le monde
qu’aucun autre média n’est capable de lui proposer ».
Pour atteindre cet objectif, des règles de gouvernance
doivent être fixées. « Beaucoup de gens veulent
qu’Internet soit un espace sûr et sont persuadés que
c’est le gouvernement qui s’en occupe », explique
Chris Disspain. À partir de quand faut-il interdire la
libre circulation ? Comme dans la vie réelle, les grands
principes entrent en collision : personne ne veut de
spam, mais personne ne veut être identifié, ni voir
leurs courriers électroniques lus… un problème rendu d’autant plus complexe que le réseau est mondial et doit
donc faire avec diverses conceptions philosophiques et
juridiques.
Les choses sont encore plus difficiles, car les utilisateurs
ne sont pas toujours formés à ces questions. D’où
la proposition de Wolf Ludwig d’Euralo d’améliorer
l’éducation des utilisateurs : « On parle de société
de l’information, des médias, mais personne n’est
aujourd’hui capable de comprendre la complexité des
médias ». L’urgence est d’autant plus grande que
désormais c’est aux utilisateurs de s’exprimer : « il faut
créer des réseaux pour que les utilisateurs puissent
identifier les personnes compétentes. L’utilisateur normal
ne sait pas à qui s’adresser et on a beaucoup de travail
à faire pour créer des structures afin de leur donner plus
d’influence », poursuit-il.

Pour cela, il faudra prendre en compte la diversité
d’intérêts. Car derrière le mot d’utilisateur se cache aussi
bien le trader de New York que le paysan burundais.
Didier Kasole, membre d’Afralo, rappelle ainsi que
les utilisateurs africains qu’il représente voudraient
« participer davantage aux décisions ». Comme en
écho, Cheryl Langdon-Orr réprésentant l’Apralo au
sein de l’Icann conclut : « à l’Icann, nous représentons
plusieurs continents, avec, bien sûr, des différences
culturelles, linguistiques, mais aussi en termes de
connectivité ». Et si d’un continent à l’autre, les
utilisateurs avaient des intérêts divergents ?

Pages réalisées par Christophe Bys
Avec l’aide de Béatrice Carette,
Romain Delory et Benjamin Rolland

Répondre à cela

A propos d'une tendance vers l'accroissement de la participation, c'est plus qu'une intime conviction en prenant connaissance de cette étude :

http://florencemeichel.blogspot.com/2008/07/participation-des-inter...

Quant aux tendances totalitaires, ça se précise aussi :

http://www.lemonde.fr/technologies/article/2008/07/07/les-eurodeput...

Répondre à cela

Finalement, l'actualité nous montre une tendance très nette vers une dérive totalitaire du numérique.

Entre le "paquet Telecom" , la Loi Création et Internet, la tentative de contrôle des blogs et le nouveau et hallucinant fichier Edvige instauré par décret le 1er Juillet dernier et qui autorise le fichage généralisé et systématique de « toutes personnes âgée de 13 ans et plus » « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».

Tout converge, lentement mais sûrement, vers une reprise en main du Net et la mise au service du contrôle social des outils numériques. On s'est peut-être bercé trop vite d'illusions quant à la nature incontrôlable du numérique.
Car si l'unanimité de nos dirigeants semblent introuvables pour condamner la frauduleuse réélection d'un Mugabe en Afrique, il semble que pour mettre au pas le Web participatif, les accords se trouvent plus facilement...

Ce qui est inquiétant, c'est le silence assourdissant autour de ces menaces. En dehors du Web, cela ne perce que très peu jusqu'aux médias classiques. Sans doute parce que cette reprise en main servira les intérêts de leurs propriétaires...

Répondre à cela

Moi aussi ce silence m'inquiète David...mais je commence à percevoir des réactions : il était temps...Je regrette comme toi que si peu de choses aient filtré avant...Moi non plus je n'avais pas pris la mesure de ce qui se tramait...Saurons-nous être solidaires les uns des autres et forts devant ces dérives politiciennes ? Je le souhaite ! Le projet du NOUS est très certainement en train de se construire en ce moment autour de ça : c'est le seul point positif de ce serrage de boulon...la suite dépend aussi de NOUS !
Un bel article prophétique sur l'Internet de demain qui résume bien les risques.
A lire ici

Répondre à cela

RSS

Licence Creative Commons

Creative Commons License

Les textes publiés sur ce réseau sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Vous pouvez donc les diffuser, les intégrer dans vos contenus et même les modifier ... mais n'oubliez pas de citer : source : apprendre2point0.ning.com


Votre avis nous intéresse ! Exprimez votre avis et faites progresser le réseau Apprendre2.0 !

Ce réseau est co-administré par :
- Florence Meichel
- Olivier Carbone
- Sylvain Bérubé
Notre conseiller scientifique :
- Olivier Auber

D'où venez vous ?!



Locations of visitors to this page

© 2009   Créé par florence meichel

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder