Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

De quelles "philosophies" est-il porteur ? comment pour vous cela se traduit-il dans vos usages ?

Repères : monde du libre

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Effectivement pour moi oui,
mais pas forcément pour mes étudiants, futurs enseignants…
comme je vise ce qu'on appelle doctement l'isomorphisme…

Mais il faut que je reprenne la question avec wordpress.

Répondre à cela

J'ai pensé à quelque chose :

Tu peux aussi construire avec tes élèves un site sur Google site en y incluant ce dont vous avez besoin : depuis peu il est ouvert à tous avec un espace mémoire suffisant pour commencer à faire des choses intéressantes : sur le plan pédagogique ça me semble une très bonne option : on met en place des outils et on apprend de ce que l'on fait pour le transposer à d'autres situations ! :-)

http://blogveilleflorencemeichel.blogspot.com/search/label/google%2...

Répondre à cela

C'est effectivement une de mes autres pistes de réflexion. Dans les faits, je l'utilise avec un collègue. Pour NING, c'est une autre excellente idée à laquelle je n'avais pas pensé.
Bon, cependant, pour 2/3 séances, ces deux solutions sont des solutions «lourdes». Par contre, l'année prochaine, j'ai un groupe d'étudiant-e-s pour lesquels je pourrais certainement trouver un dispositif particulier de formation. Ce dispositif pourrait très bien ne pas être en présentiel les concernant. Et l'emploi de Google site ou Ning être pertinent.
Merci Florence.

PS: on s'éloigne pas mal du sujet de cette discussion: "vos expériences du monde libre". A moins que cela ne soit de dire que pour des usagers lambdas, l'emploi des ressources du monde libre serait/pourrait être plutôt un frein à l'emploi des technologies par ceux-ci qu'une aide. Le monde du libre devrait développer cette approche "user friendly" que je trouve (et mes étudiant-e-s aussi) lorsque je suis en présence de Google Documents ou de Google Sites.
Un autre élément qui est un frein psychologique, c'est la recherche des standards durables de la part des enseignant-e-s. Ils/elles ne veulent pas devoir chaque année se réapproprier un outil. En ce sens, même si c'est une forme d'illusion et la preuve d'une méconnaissance du monde du libre, Microsoft ou Google ou Apple sont rassurants. Personnellement, je ressens très fort cette demande : est-ce que je le retrouverais dans mon établissement? qu'est-ce qui me dit que ce service sera encore disponible l'année prochaine? est-ce que cela est soutenu par le Ministère (le Département pour le Vaudois que je suis)?

Répondre à cela

Tu as raison Lyonel, on s'éloigne du sujet ! :-) mais c'est toujours délicat de choisir le moment de démarrer une nouvelle discussion, c'est repartir de 0 alors que le cheminement reste cohérent quand on suit cette discussion ici !

Je comprends ta remarque à propos des "standards" mais je me dis que notre boulot est sans doute aussi d'accompagner les apprenants dans une approche meta des outils qui leur permettent de basculer facilement de l'un à l'autre sans état d'âme et sans appréhension, de "jouer" AVEC les outils et de "Se jouer" des outils : il s'agit de bien learning games ! :-)

C'est peut-être le moment de lancer une nouvelle discussion ? :-)

Répondre à cela

Une autre idée : ouvrir une plateforme NING privée et y intégrer un chat IM avec un canal privé (tu en as par exemple dans les widgets type opensocial) : plus besoin de comptes google et tu as ici pas mal d'autres fonctionnalités intéressantes : l'expérience est aussi formatrice puisque reproductible et aménageable pour d'autres contextes !

Répondre à cela

Tu as aussi la possibilité de créer une ou des communautés privées sur affinitiz avec blog, chat vidéo et IM intégrés...et tout ça en free...là aussi pas besoin de compte Google

Tu peux découvrir les fonctionnalités en t'inscrivant à CO-O-L...mais c'est moins souple que Google site et NING...enfin tout dépend de tes besoins ! :-)

http://affinitiz.com/home/

Répondre à cela

Répondre à cela

Je viens de lire un très bon billet de David Touvet sur la philosophie de Moodle : je vous laisse...il me semble très éclairant sur de nombreux points qui s'inscrivent dans notre discussion...notamment :

Extrait à propos de l’intégration de Scorm dans Moodle :

" D’un coté Moodle, avec son approche socio-constructivisme et de l’autre SCORM et sa cohorte de normes.

(…) Mais on peut également trouver une dimension économique à ce problème.
A qui profiterait réellement cette compatibilité ?
Depuis maintenant quelques années, la formation en ligne est LE créneau porteur et les sociétés proposant services et produits sont de plus en plus nombreuses. Quant on voit le temps nécessaire à l’élaboration d’un cours de qualité, on peut comprendre que pour elles, la réutilisation de leurs produits sur le maximum de plateformes possibles est un besoin vital pour leur survie, leur accroissement et leurs bénéfices.

(…) En ce sens, la normalisation et SCORM ne poursuivent qu’un but industriel et aucunement pédagogique.

(…) Pour conclure, le monde industriel de la formation continue a plus besoin d’incorporer des parcours SCORM dans Moodle que Moodle à les importer.
Un jour viendra où l’une de ces sociétés s’en apercevra et décidera de prendre en charge la refonte de ce module en vue de refourguer toutes ses productions (plus ou moins intelligentes) au monde grandissant des Moodlers. Ce jour là, l’enseignement basculera du coté obscure de la force économique, celle des Adibou et autres Graines de champions au détriment, je le crains, des pédagogues de terrain qui se battent au jour le jour pour proposer un “autre” enseignement."

Répondre à cela

Ma vision est différente.

SCORM est un FORMAT D'ECHANGE permettant d'extraire un contenu pédagogique d'un outil pour l'importer dans un autre outil.

SCORM est une norme qui est ici qualifié d'industrielle. C'est en fait une norme TECHNIQUE et non industrielle. Pour en comprendre l'enjeu, il faut donc être informaticien, s'intéresser à la portabilité de ces productions, à la pérennité de ces contenus voire même à des contraintes purement techniques (maintenance, backup).

SCORM n'est pas un outil pédagogique mais un outil informatique. Je propose donc de laisser les informaticiens discuter de ce sujet et statuer. Concentrons-nous sur notre métier : la pédagogie ;)

Il est vrai que les artisans ne se préoccupent généralement pas de cette vision industrielle (on établi un dispositif qui fonctionnera à un moment donné, on ne vise pas à mettre en place des solutions viables des centaines d'années). Mais c'est uniquement par manque de temps et de moyens. Si les avantages industriels (export import SCORM) sont rendus disponibles aux artisans, je suis prêt à parier qu'ils les utiliseront !

Répondre à cela

J'arrive sur le tard, dans cette discussion.
Je suis un utilisateur quasi exclusif de solutions libres, et cela depuis quelques années. Pour moi, ce n'est pas très difficile : N'étant pas un utilisateur très pointu de l'outil informatique (les grosses applications professionnelles qui n'ont pas encore d'équivalent dans l'opensource, par exemple), je peux aisément chercher des équivalents libres des outils courants (bureautique, web, messageries électroniques en tous genres, traitement d'images, de vidéos, du son, etc.).

Mon attrait premier pour le libre était, quand j'étais étudiant, la possibilité d'utiliser de manière efficace un ordinateur, mais sans logiciels piratés (question d'éthique personnelle et de citoyenneté, peut-être). Comme je n'avais pas les moyens de tout acheter, le libre a été le bienvenue.

Mais au-delà de cela, j'ai découvert la philosophie sous-jacente : le partage de la connaissance, le refus de certaines formes de monopoles qui emprisonnaient les usagers et bien évidemment, une volonté de construire sur des standards (le HTML en est un des exemples), en cherchant à n'exclure personne (la question de l'accessibilité, par exemple).

Si l'on rapporte ces vues à la question de l'éducation, on se rend compte que la « philosophie » du libre est soluble dans l'idéal pédagogique (ou l'inverse) : Être des vecteurs du savoir, par le partage de la connaissance et l'échange des points de vue. Du pain béni.

Par le passé, j'ai été un prosélyte du libre, parfois avec peu de discernement (le « libre » devait écraser le « propriétaire »). Aujourd'hui, je conçois plutôt le libre comme un trublion qui vient faire bouger et évoluer les conceptions et les pratiques sur le marché du logiciel, mais au-delà aussi, comme le soulignait Olivier Carbone ("Free Bier", hum !).

Par exemple, depuis l'avènement fulgurant de Firefox, Microsoft a été « obligé » de ré-activer le développement de son navigateur qui était longtemps resté sans mise à jour. Et ça c'est un avantage pour tous les usagers.

Dans le cadre de la connaissance, l'exemple le plus cité est Wikipédia qui fait trembler les éditeurs d'encyclopédie et leur fait changer de démarche. Ce n'est que positif.

Le "hold-up" sur le savoir n'est pas une bonne chose (on ne devrait plus avoir de brevet sur des fonctions ou des algorithmes de programmation).

Voilà une manière de présenter mon rapport au monde du libre. Et j'essaie, autant que faire se peut, d'initier mes élèves au traitement de texte et non à MS Word (ni OpenOffice.org d'ailleurs).

Il y a en moi un côté militant et positivement utopique, dans le "monde du libre". (-:

Répondre à cela

Un fil de discussion qui témoigne assez bien de la réalité du terrain.

Répondre à cela

RSS

Licence Creative Commons

Creative Commons License

Les textes publiés sur ce réseau sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Vous pouvez donc les diffuser, les intégrer dans vos contenus et même les modifier ... mais n'oubliez pas de citer : source : apprendre2point0.ning.com


Votre avis nous intéresse ! Exprimez votre avis et faites progresser le réseau Apprendre2.0 !

Ce réseau est co-administré par :
- Florence Meichel
- Olivier Carbone
- Sylvain Bérubé
Notre conseiller scientifique :
- Olivier Auber

D'où venez vous ?!



Locations of visitors to this page

© 2009   Créé par florence meichel

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder