Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Imaginons le cas d'un professeur qui voudrait travailler le moins possible, s'interroger le moins possible sur son travail, en étouffant dans l'oeuf toute velléité de contestation de la part de ses élèves, et en suscitant même, de la part de leurs parents, soutien et respect, voire de l'admiration.
Quelle stratégie d'enseignement faudrait-il qu'il adopte?
Au bout d'une longue carrière, hélas, la réponse à cette devinette me paraît évidente - et elle tient en une seule proposition.
Mais il m'importe de savoir si cette réponse est claire dans l'esprit de la plupart des autres professeurs (ceux qui ne sont pas des crapules). Et si elle est la seule. Raison pour laquelle je la livrerai dans quelques jours seulement - disons le samedi 7 juin où nous avons rendez-vous sur Skype.
En attendant, je vous serais reconnaissant de faire connaître ici vos propres "solutions".

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

Le chemin est tout tracé, je crois : il n'y a qu'à suivre le "sacro saint programme" !

Répondre à cela

A l'école ? Conjugaison le lundi, Orthographe le mardi, Grammaire le jeudi, avec un manuel évidemment , des exercices notés et TRES IMPORTANT Dictée de contrôle le vendredi. Tout cela avec le plus de notes chiffrées possible. Sans oublier un fichier pour les Maths...

Répondre à cela

Pendant un court instant, j'ai cru que vous vouliez des noms !

Je dirais qu'il n'aurait qu'à choisir des cours qui n'ont pas d'épreuve ministérielle ou nationale, rester dans la facilité, ne proposer que des évaluations pop-corn.

Je suppose que seule la réussite importe pour les élèves et leurs parents et qu'un prof qui a un taux exceptionnel de réussite doit aller chercher soutien, respect voire admiration des parents...

J'espère avoir tort.

Répondre à cela

En attendant samedi, une réponse que je fais à un article d'Alain Finkielkraut. L'enseignement normé, classique est au centre de ce débat.

Répondre à cela

Effectivement, il n'aurait qu'a suivre le programme scolaire et faire régner une discipline d'enfer. Et pour en rajouter un peu en matière d'incompétence : il pourrait dicter son livre de cours à ses élèves.

Cela me rappelle de mauvais souvenirs d'élève !

Répondre à cela

A moi aussi, l'intégrisme de Finkielkraut m'est insupportable...son approche de la philosophie et des relations humaine me font vomir...j'allais parler de nausée, mais ce c'est pas assez fort pour exprimer le malaise !

Répondre à cela

Finkielkraut devrait être secoué dans un débat à SciencePo ce 5 juin...
Alain Finkielkraut (Philosophe)
Edwy Plenel (Fondateur de MediaPart)
Daniel Schneidermann (Arrêt sur images)
Hervé Bourges (Ancien Président du CSA)
Rémy Rieffel (Sociologue des médias)

À suivre ?

Répondre à cela

Mouai : va-y-avoir du sport !

De la construction ???? J'en doute !

Mais c'est exactement ce que cherche Finkielkraut : ça alimente son fond de commerce !

Répondre à cela

Bon, je devais donner hier ma propre réponse à l'énigme du mauvais professeur, et je ne l'ai pas fait...
La réponse lancée sur le coup, comme au ping-pong, par Florence est très voisine de celle que j'avais sous la langue, et celles qui sont venues ensuite aussi...
Me voici donc rassuré... Nous sommes donc quelques-uns à savoir ce qu'il ne faut pas faire...
Maintenant ma propre formulation serait la suivante: Le mauvais professeur qui ne risque à peu près rien est celui qui se débrouille pour demander toujours à ses élèves d'accomplir des tâches (juste) trop difficiles pour eux...
Les élèves se sentent coupables de ne pas réussir, les parents trouvent ce prof. très savant... et quand il s'adresse à ses collègues ou à sa hiérarchie, il peut toujours dire qu'il nourrit de grandes exigences à l'égard du système éducatif et des élèves eux-mêmes...
L'histoire des 'grandes exigences' est une pure merveille d'hypocrisie...
En revanche, le bon professeur (que j'identifie, quant à moi, toujours à la figure de Gaston Bachelard) est celui qui se donne pour but d'intéresser ses élèves aux choses qui paraissent les plus simples, et qui arrive à les émerveiller de ces choses... Je crois que pas mal de nos collègues scientifiques sont capables de cette belle démarche... qui a donné lieu, par exemple, au dispositif de 'la main à la pâte'...
Dans l'enseignement du français, et des langues en général, cette façon de partir de l'observation et de la manipulation me paraît peu pratiquée... Peut-être parce que les profs. de lettres sont plutôt des intellectuels, tandis qu'il faudrait avoir à l'égard de la langue une attitude scientifique...

Répondre à cela

C'est ici que l'on constate la différence entre les deux côtés de l'océan.

Un prof qui est "trop exigeant" n'est pas ici perçu comme un savant, mais comme un tortionnaire et il a très rapidement les élèves sur son dos, puis les parents, puis la direction de l'école.

Par contre, le prof qui ne fait rien n'a l'admiration de personne, mais il existe des profs qui ont le naturel si modeste qu'ils supportent mal d'être admirés !

Répondre à cela

Malgré les différences évidentes que tu soulignes, je crois pouvoir identifier un cas qui se rapproche drôlement de celui décrit par Christian. Les exigences, dans ce cas-ci, ne sont que de la frime... Bien malheureux...

Répondre à cela

En ce qui concerne le premier degré en France, suivre le programme n'est pas la caractéristique du bon ou du mauvais enseignant, mais simplement une obligation de l'enseignant, qui est fonctionnaire de l'Etat. Pour moi, il est très important de montrer qu'un bon prof d'école suit aussi bien le programme que le mauvais prof, mais qu'il le suit autrement, qu'il sait s'en servir pour faire quelque chose d'utile, de constructif et d'intéressant pour chacun de ses élèves.

Répondre à cela

RSS

Licence Creative Commons

Creative Commons License

Les textes publiés sur ce réseau sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Vous pouvez donc les diffuser, les intégrer dans vos contenus et même les modifier ... mais n'oubliez pas de citer : source : apprendre2point0.ning.com


Votre avis nous intéresse ! Exprimez votre avis et faites progresser le réseau Apprendre2.0 !

Ce réseau est co-administré par :
- Florence Meichel
- Olivier Carbone
- Sylvain Bérubé
Notre conseiller scientifique :
- Olivier Auber

D'où venez vous ?!



Locations of visitors to this page

© 2009   Créé par florence meichel

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder