Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Depuis un moment je discute avec une amie sur l'opportunité de créer une entreprise. Aucun intérêts : trop de contraintes, trop concurentiel, pas en adéquation avec mes ambitions. Mais, en même temps, je subis la loi des propriétaires de marques commerciales et de notoriété... Pour bosser, il faut des références (clients, savoirs-faire, etc...).

Et pourtant, il importe de réfléchir autrement. Apprendre 2.0 est un bon exemple. Croiser les expériences, engager des discussions, développer des services... Cela étant, on reste seul, à la surface des choses. C'est toujours difficile de basculer dans un autre monde. Bref, on discutait avec cette amie. La conversation a durée une bonne année. Et puis il y a quelques jours un déclenchement, un changement de point de vue. Je voudrais vous proposer une nouvelle vision en continuité avec les choses réalisées. L'idée est duplicable, améliorable à l'infini

Une marque commerciale open source : plus une marque a des références ou de l'usage, plus elle a de la valeur. Sa valorisation est abyssale. Coca-Cola ou IBM sont les meilleurs exemples. Une marque commerciale s'auto-nourrit. Plus on l'utilise, plus elle a de valeurs, plus elle tend vers la perfection. C'est un cercle vertueux d'intégration de bonnes pratiques. Elle s'améliore. Si une marque est open source, elle se projette dans l'amélioration absolue pour le plus grand nombre. La fondation Mozzilla est un exemple. On reste cependant dans le domaine de la techno. Peut-on réfléchir à un mouvement identique pour la formation ? Qu'en pensez-vous ?

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Réponses à cette Discussion

C'est une idée tout à fait intéressante !

Est-ce que tu eux étayer et préciser les tenants et les aboutissants !

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J'adore l'approche proposée ici. Comme Florence, je manque d'un peu de détails pour mieux me représenter mentalement la piste (très intéressante de prime abord) à suivre.

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Il existe au Japon un compagnie qui a déjà repoussé certaines des limites évoquées ici.
Bizarrement, cette marque est présente à Paris mais, elle n'est que l'ombre d'elle-même. Je peux l'affirmer pour avoir fait des emplettes dans un grand magasin de cette compagnie à Osaka.

Il s'agit de MUJIRUSHI. Il faut savoir que MUJI (pour les parisiens) n'est pas une marque puisque littéralement le sens est "sans (MU) marque (SHIRUSHI)".

Plus amples info : http://en.wikipedia.org/wiki/Muji

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L'idée est certainement très intéressante, mais j'ai peur de ne pas comprendre ce que tu entends précisément de "marque commerciale open source".

"Open Source" s'applique à un code source qui est lisible. On n'utilise pas une boîte noire en sorte, on sais exactement comment cela fonctionne. Selon la licence que l'on va appliquer, on donnera ou non le droit à l'utilisateur de modifier le code, de le distribuer voire de l'embarquer dans un autre logiciel ! Il est aussi possible de réaliser un logiciel en open source mais d'interdire sa modification et sa diffusion. Beaucoup moins fréquent mais envisageable.

C'est donc purement informatique.

Le concept ayant séduit les écrivains, les licences Creative Commons sont nées et nous en avons d'ailleurs choisi une pour ce réseau !

Le concept que tu évoques ressemble plus à une marque commerciale LIBRE.

Mais j'aimerai bien en savoir plus sur ton idée !! Quelles différences avec la création d'un LABEL ? Et avec la notion de marque communautaire : les membres d'une même communauté utilisant la même marque ... Apprendre 2.0 par exemple ;)

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En Suède, des étudiants ont inventé une bière open source. C'est-à-dire que la recette et l'ensemble du matériel promotionnel était déclinable (logo, bouteille, etc.). Depuis des brasseries s'ouvrent et vendent cette bière et ses déclinaisons à travers le monde. Lu dans le journal Libération.... Il y a un an. J'ai oublié le nom de la marque. En reprenant ce principe, une marque commerciale open source pourrait être basée sur ce principe :
- vous pouvez répondre à un appel d'offre sous la forme de groupement en utilisant les références de la marque, son logo et en puisant si nécessaire dans les profils qui sont intéressés par le projet. La facturation peut être associée à n'importe quel autre structure. Premier avantage, des indépendants - ou des petites structures - peuvent s'attaquer à de gros projets. Second, le système est à géométrie variable absolue.
- En échange de l'utilisation de la marque, les acteurs enrichissent la marque de retours d'expérience et du matériel intellectuel pour réaliser le projet. Premier avantage, la qualité des prestations augmente par les retours d'expérience et par l'amélioration itérative du matériel promotionnel. Second avantage, plus il y a d'utilisateurs plus la marque est valorisée.

La démarche repose sur une translation du modèle économique "logiciel" vers un modèle économique de service où le coût initial (méthodo, retours d'expérience, références) est supporté par l'ensemble de ses utilisateurs et favorise ainsi le développement de services.

Apprendre 2.0 pourrait devenir une marque ou un label ou une marque communautaire. Ce serait intéressant. Mais cela n'est pas encore le cas dans ses objectifs.

Voilà l'état de mes réflexions... Et pour aller jusqu'au bout de la logique, j'ai déposé hier à l'INPI (Institut National de la propriété industrielle) une marque. D'ici quelques semaines, elle sera mise à disposition des acteurs de la formation partageant les "valeurs" de la marque. Bref, je crée le suspens.

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Donc si je comprends bien TU crées une marque dont TU as défini les valeurs et tu proposes aux membres de Apprendre 2.0 de rejoindre cette marque parce que TU considères que Apprendre 2.0 n'est pas une référence ou n'a pas l'intention de le devenir ????

J'aimerais juste te poser une question, pourquoi ne pas avoir construit cette idée avec nous ???? Je trouve juste dommage que tu en fasses un projet personnel...

Cela dit pourquoi pas : faut voir !

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Je considère que Apprendre 2.0 est une référence, d'ailleurs cette place de discussion - puisque c'est l'objet - attire de plus en plus de monde. Et c'est tant mieux. Tandis que Système K ressemble plus à une démarche commerciale. Mais que Apprendre 2.0 va évolué comme tout projet et se transformera en autre chose. Du reste, cet espace est à ton initiative - sans majuscule, puis est passé à une organisation collective. et que c'est une belle aventure.

A dire vrai, je n'ai pas pensé pendant la construction de cette idée en faire part à ce réseau. Comme toute idée, elle passe d'une réflexion personnelle, à une discussion à plusieurs, puis à autre chose. Mais comme cette marque sera au format Creative Commons, elle sera mise à disposition de tout à chacun.

Je désirais surtout tester l'idée. Pas fagocyter ni imposer des valeurs, ni quoique ce soit. L'objet n'est pas d'être "propriétaire" ou "personnel", mais du collectif. Alors... pourquoi pas... Les choses se construisent en marchant.

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Système K : une démarche commerciale ????

Système K est une partie de Apprendre 2.0 ou l'on échange des savoirs et des expériences de façon plus individualisée avec les membres du réseau intéressés : on peut y être à la fois formateur ou apprenant...la monnaie : c'est les savoirs transmis et reçus où celui qui reçoit est amené à donner à son tour et celui qui donne pourra recevoir des autres !

Je suis d'accord avec toi François : le chemin se construit en marchant...alors marchons ! :-)

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??

Le Système K permet de délivrer gratuitement des cours à d'autres membres du réseau ... la gratuité du système n'a jamais été mise en cause et ne serait l'être. Apprendre 2.0 est une communauté d'utilisateurs, pas un espace business. Nous faisons la guère au publicité et aux démarche marketing ... si l'idée de transformer ce réseau en tirelire nous prenait, nous perdrions immédiatement toute crédibilité et le réseau s'effondrerait sur lui même.

Lorsque l'on dépose une marque à l'INPI, on devient propriétaire des productions. PI c'est propriété intellectuelle. Celui qui dépose une marque a de fait la propriété intellectuelle des productions affichant cette marque. C'est donc CONTRAIRE à l'idée que l'œuvre appartient à une communauté. Ainsi, le concept de marque est totalement incompatible avec ton idée. C'est pour cela que je te parlai de label (c'est juste une piste) ....

Une marque c'est définir un propriétaire (et aussi un responsable), alors que le concept de LIBRE c'est que la communauté est propriétaire.

Je suis persuadé que ton idée est bonne et que ton intention aussi ... mais j'ai peur que ta mise en pratique ne convainc que toi. Je connais assez bien le monde du LIBRE, informatique ou non d'ailleurs ... et j'espère que mes commentaires t'inciterons à lire quelques page de wikipédia ou autre pour mieux découvrir le monde du libre et par dérivation celui de l'open source.

Marque et licence sont très différentes, c'est un peu comme parler de "dictature démocratique".

PS: J'espère bien qu'Apprendre 2.0 deviendra un "label" ... pas au sens administratif ! C'est une question de reconnaissance ... c'est au public de le définir et non à nous de le prôner. La crédibilité ne s'achète pas, elle s'acquiert.

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La recette est "open source" (on a accès à la liste des ingrédient et à la méthode de production), la marque est LIBRE. La licence utilisé dans ces cas là est une licence CREATIVE COMMONS. La recette de l'OPEN COLA est un bon exemple !

Attention donc à ce terme OPEN SOURCE, il est utilisé à tord et à travers par trop de monde. D'ailleurs pourquoi utiliser cette terminologie anglaise ?? Disons "code ouvert" ainsi il n'y aura pas de confusion, on n'envisage pas de parler de marque au code ouvert, non ?

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Bonne idée, merci ;-)

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"Toutes les licences du copyleft reposent sur le copyright. Il s'agit toujours d'un contrat par lequel le titulaire des droits sur l'œuvre autorise un tiers à poser des gestes qui autrement les enfreindraient. Les créations qui jouissent de la protection des droits d'auteur peuvent potentiellement se « faire copylefter ». Autrement dit, toutes les œuvres d'art et littéraires : musique, émission de télévision, livres scolaires, poèmes ou sites web." tiré de Kulturo (http://users.skynet.be/kulturo/copyleft/chapitre3.html#chap3.5)

Et si la marque est à code ouvert, est-ce que permettre de répondre aux besoins de mutualisation et à une modalité pratique et juridique d'organisation (http://www.enviedentreprendre.com/2006/10/web_20_vers_un_.html) ? Et répondre ainsi aux besoins d'un marché complexe que celui de la formation ? Est-ce que le mouvement "open source logiciel" peut servir de point de réflexion pour l'appliquer au monde du service ? Et se poser la question de la chaine de valeur de la formation comme dans d'autres secteurs d'activités : le livre, la musique... ? L'exemple de Jamendo est assez exemplaire de ce point de vue... 9462 albums par 5434 artistes...

Alors allons-y pour une "marque commerciale en code ouvert"... Une forme d'innovation permettant l'indépendance et la collaboration ouverte. Puisqu'il faut bien vivre et gagner son pain...

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