Apprendre 2.0

Co-apprendre à apprendre durablement !

Je rebondis sur la discussion passionnante qui s'est ouverte autour de la vidéo proposée par Emilie Ogez et les commentaires d'Olivier Lahaye ici !

Je me dis que nous pourrions réfléchir ensemble à différents projets d'action pour accompagner au mieux les personnes avec qui nous travaillons ?

Je sais que parmi vous certains ont déjà travaillé sur différentes pistes : quels retours d'expérience et idées retenez-vous ?

Partager

Répondre à cela

Réponses à cette Discussion

C'est étrange Gael, parce qu'au contraire je voyais au travers des réponses des tas de pistes se dessiner ?

Répondre à cela

Ma réponse visait les propos évoqués dans le billet cité par Christian...

Répondre à cela

on va construire ensemble : il n'y a pas de problème : que des solutions ! :-)

Répondre à cela

Ma préoccupation porte sur l'enseignement de la lecture et, plus largement, du français. Il me paraît remarquable que l'utilisation des TICE n'a pas la même place dans l'enseignement du français 'classique', tel qu'il est conçu par des agrégés de lettres (y compris dans les IUFM où il s'agit de former des prof. d'école capables d'enseigner à leur tour la lecture et l'écriture à de jeunes enfants), et dans l'enseignement du FLE, tel qu'il est conçu et réalisé par des gens qui ont un peu étudié la psychologie et la linguistique.
On parlait déjà de 'laboratoires de langue' dans les années 60... Mais nos collègues qui ont été formés pour enseigner les 'lettres' ne l'ont pas été pour enseigner la langue... Ce sont des gens du livre, et ce n'est pas leur faire injure que de le souligner.

Répondre à cela

Trouvez dans le Café Pédagogique N°93 :

Quelle formation pour les enseignants ?

Le magazine québécois Vie pédagogique interroge la formation des enseignants. "Enseigner n'est plus uniquement transmettre des connaissances!". Par conséquent la formation doit évoluer. C'ets ce que montre brillamment la réflexion de nos collègues.

"Enseigner n'est plus uniquement transmettre des connaissances! C'est aussi, pour l'enseignant, placer l'élève dans des conditions qui lui permettront de s'approprier des savoirs. Dans ce contexte, la concertation est essentielle pour donner à la formation son sens et sa fonction première; elle est également nécessaire pour garantir aux jeunes enseignants et enseignantes une insertion professionnelle harmonieuse dans la profession." Le magazine québécois Vie Pédagogique réunit les avis d'enseignants, de formateurs.

Il revient sur la question de la formation des professeurs et montre le rôle du portfolio. "Quels sont les enjeux de la formation des enseignants et des enseignantes pour le développement de leurs compétences tout le long de leur carrière? Ils sont nombreux; et il devient essentiel, en ces temps de changements, de poser la question et d'essayer d'établir des balises pour guider la réflexion sur cette question. D'ailleurs, les observateurs constatent que l'identité enseignante est amenée à se redéfinir et le rapport à la discipline enseignée est en train de se transformer".
Source

Répondre à cela

J'aime bien l'idée de concertation et de décloisonnement que vous soulignez tous les deux...c'était un des axes qui a motivé le lancement de ce réseau : offrir un espace de rencontre et de discussion et rendre les mondes des uns et des autres plus ouverts et perméables ! je crois qu'en actes nous montrons que c'est possible, que cela nous enrichit tous et nous amène à construire une représentation commune de la formation tout au long de la vie! :-)

Répondre à cela

Changement de paradigme, n'est-ce pas ?
Que ceux qui se sentent prêts commencent. Que les autres qui veulent suivre suivent un peu après. Que les résistants au changement soient peu à peu "confrontés" (délicatement au départ).

Et l'éducation évoluera et suivra... Et le système éducatif pourra se transformer de l'intérieur...

Répondre à cela

Bonjour à tous
L'utilisation des TICE ne va effectivement pas de soi pour de nombreux enseignants.
Il existe certes les problèmes techniques : beaucoup de profs ont peur de ne pas suffisamment maîtriser l'outil et finalement décide de ne pas franchir le cap. C'est ce que beaucoup disent dans cette discussion.

Je pense qu'il existe un problème beaucoup plus important : avec les TICE, la position de l'enseignant est complètement bouleversée. Il ne va plus être un fournisseur de contenu mais un adulte qui explique comment chercher des informations avec les nouveaux outils de communication. Nos élèves apprennent rapidement à chercher mais ne savent pas faire le tri dans l'information : c'est un nouveau rôle.
Mais cantonnés les TICE à la recherche d'informations est erroné : ce sont avant tout des OUTILS pour créer, pour produire, ... et là encore le rôle de l'enseignant n'est plus d'apporter une connaissance à des élèves mais de leur faire produire quelque chose de nouveau...

Le professeur va donc demander à ses élèves de produire des "choses" avec les TICE : il faut avant tout qu'il se pose la question de l'intérêt des TICE. Aller taper une rédaction sur un traitement de texte au lieu de l'écrire en classe sur du papier n'a que peu d'intérêt.
Mais il est essentiel que l'élève se pose également la question de l'utilité : j'aime aller en salle multimédia avec mes élèves et leur proposer une activité où ils ont le choix entre l'ordinateur/imprimante et la feuille de papier et le crayon. Ce matin, je leur ai demandé de construire un parallélépipède puis de répondre à des questions concernant le volume et l'existence de ces parallélépipèdes dans la vie de tous les jours. Tous ont commencé par aller sur un ordinateur et finalement, au bout de quelques minutes, beaucoup étaient retournés au papier et au crayon.
Horreur me direz-vous !!! Non, pour la première partie il était nullement nécessaire d'utiliser les TICE (même si en maîtrisant certains logiciels cela pouvaient aller beaucoup plus vite qu'avec un papier). Mais si les élèves ne maîtrisent pas ces outils, il faut leur montrer qu'avant les TICE, on y arrivait quand même !

Il me semble que les outils TICE doivent être avant tout vu comme des outils pour produire. Ce n'est pas une mince affaire car il s'agit là de maîtriser une technique. Après, l'intégration de ces outils dans la pédagogie de chaque enseignant fait débat. Je crois qu'il ne faut pas s'imaginer que cela va tout résoudre. Ces outils peuvent être une nouvelle approche de ce que nous leur enseignons et cela peut aider certains élèves. Mais pour d'autres, cela apportera peut-être des difficultés supplémentaires.
Je pense ici au tableur : on nous demande de travailler sur cet outil pour aborder les notions de fonction en mathématiques : quand on y regarde de plus près, cet outil complexe peut complètement déstabiliser l'élève en rendant confus la notion de variable par exemple (voir la thèse de M. Haskepian (intro))

Je débute dans l'enseignement et j'en suis là de mon questionnement pour l'instant...

Répondre à cela

Bonjour à tous,
Sur cette idée "des TICE vues comme un outil pour produire", je peux vous exposer mon expérience d'animation d'une communauté de coachs. Ce qui déplacera le débat de la profession d'enseignant, son statut, ses contraintes, et les nombreuses différentes culturelles entre le Québec et la France, et même en France, entre l'EN et le ministère de l'Agriculture par exemple, pour ne citer que ce dont vous avez fait référence.

Il me semble que le sujet est plus sur l'apprentissage des TICE qu'autres choses. Dans notre communauté, que nous avons ouverte dans le but de produire des cas pratiques de coaching et de les diffuser entre pairs, nous avons ouvert un groupe de réflexion sur l'évolution de nos outils d'échanges (et de production).

D'emblée, certains ont dit qu'avant de les faire évoluer nous devrions attendre d'avoir plus de participation sur ceux que nous avions déjà mis en place. En fait, il ne faudrait pas croire que les collègues coachs qui ne contribuent pas ne connaissent pas ou n'ont pas été "formés à"... car ils savent parfaitement communiquer avec des outils, comme le téléphone portable ou le mail classique. Ils s'y sont mis par obligation de "produire" avec ou grâce à ces outils.

Leurs téléphones portables et messageries évoluent sans cessent, et ils suivent plus ou moins ces évolutions... Ainsi, lorsqu'ils seront prêts à passer à la contribution de type web 2.0, ils prendront les outils en marche, là où ils auront été évolués. C'est ainsi.

En France nous avions le Minitel, quand ailleurs l'internet faisait usage... cela ne nous a pas empêcher de se mettre très rapidement au haut débit, car les usages nouveaux (téléchargement photos, vidéos) se faisaient sentir et nous avions envie de "produire" avec ces outils.

En somme, les outils évoluent plus vite que nos "capacités à apprendre", et nous serons toujours en train d'attendre cette "grande formation pour tous" ! Or elle ne sert à rien, car nous n'avons pas tous les mêmes usages, nous ne produirons pas tous la même chose.

Aussi, les outils doivent suciter l'envie de produire, facilement... Et derrière ces évolutions techniques, il y a des hommes ! Leurs formations doivent être axées sur l'usage, comment donner envie de "produire" avec des TICE.

Voilà le débat que nous avons dans notre communauté, ce qui n'est pas sans "secouer le prunier", face à des coachs qui ne doivent jamais perdre de vue de donner envie à leur client de "changer qq chose dans leurs comportements". Là encore les TICE ont un effet miroir sur eux-mêmes et donc sur chacun d'entre nous...

Nous débutons dans notre pratique et nos usages d'une communauté ning et nous en sommes là, aussi, comme vous, dans nos constats.

Répondre à cela

La lecture de ces deux billets, me renvoie à mes propres questionnements.

Je partage en grande partie vos visions, qui malgré des angles différents, racontent sensiblement la même chose :

Les TICE sont un outil, ainsi que le souligne Olivier, or, comme tout outil, il faut :

1° Etre dans une situation où l'outil est nécessaire pour qu'on y est recourt ;
2° S'être approprié l'outil pour que son utilisation soit naturelle et n'entrave pas la tâche qu'il est sensé faciliter.

La mise en situation est l'un des casse-tête de l'enseignant.
Sur ce sujet, je renvoie içi, dont j'ai tiré cette phrase : "Comment un enseignant peut-il faire pour que ses élèves se posent des questions au lieu de s'épuiser à leur donner des réponses à des questions qu'ils ne se posent pas ? "

Je plaide pour une "dématérialisation" des cours d'informatique, ce qui était l'esprit initial du B2i d'ailleurs.
Il me semble que l'on apprend en faisant (cf. ce billet), aussi, le formateur TICE devrait être considéré comme une personne ressource qui intervient à la demande, en fonction des besoins, au moment où ils s'expriment et non pas lors d'une séance délimitée dans le temps et dans l'espace.

Cette disponibilité suppose sans doute un don d'ubiquité qu'il est possible d'acquérir partiellement grâce aux outils du Web 2.0, me semble-t-il.

A l'instar des pratiques et des comportements décrits par Laurent, il me semble que l'appropriation ne peut qu'être individuelle.
Chacun identifie les outils qui lui convienne, à un moment donné, dans une situation donnée afin de mener à bien une tâche donnée. La variation d'une ou plusieurs de ces variables influence la pratique de chacun et donc ses besoins...

Il ne sert à rien de former pour former, au cours de séances formalisées mais dé-contextualisées. La mémorisation des fonctionnalités ne sera que partielle tant les points d'ancrage font défaut.
Si l'on ajoute à celà, comme le souligne Laurent, le rythme d'évolution effreiné des outils, une formation est obsolète à la porte de la salle...

Répondre à cela

Un mot sur la notion de variable dans le cadre d'une utilisation d'un tableur.

Si l'on considère l'utilisation de la fonction de recopie automatique, ne peut-on aborder cette notion ?

En effet, hors référence absolue, la fonction permet de "peupler" plusieurs cellules adjacentes à partir d'une formule écrite dans une cellule initiale.
On peut alors observer que le résultat obtenu dans chacune des cellules tient compte des valeurs propres à chaque ligne (dans le cas de cette disposition...).
Le résultat varie en fonction des données.

En exploitant d'une part l'auto-adaptation de la formule (références des cellules qui s'adaptent à la ligne de recopie) et d'autre part le calcul en fonction du contenu des cellules, ne peut-on arriver à matérialiser la notion de variable ?

Dans le même ordre d'idée, lorsqu'il s'agit d'aborder les fonctions logiques (SI) pas toujours évidentes, je commence par la notion de présentation conditionnelle qui utilise la même logique que les fonctions du même nom, sans l'avouer...
Les apprenants perçoivent facilement le principe de cette fonctionnalité. Il est alors plus aisé de transposer aux fonctions logiques.
Je présente la présentation conditionnelle comme une aide à la décision : fond rouge, l'indice n'est pas bon, fond vert, c'est Ok.
J'extrapole ensuite cette même aide décisionnelle aux fonctions logiques.

Qu'en penses-tu ?

Répondre à cela

Il me semble qu'avec une telle approche, on peut construire plus qu'une envie d'apprendre chez l'apprenant, on crée un besoin de savoir, de pratiquer par l'opération, papier, crayon, tableur ! C'est toute la différence.

De plus l'expérience est riche de part la complémentarité des supports, on crée le "renforcement", c'est mieux, pour une appropriation durable...

Je vais réfléchir à la contruction d'un tel "détour de pratique", qui conserve tout l'essence de ce que l'on veut démontrer, l'art de vulgariser ? ou de mettre en scène ? Cela me parait une super piste de professionnalisation pour nous même. Et finalement, y'a presque rien de technologique, dans ceci ?

Répondre à cela

RSS

Licence Creative Commons

Creative Commons License

Les textes publiés sur ce réseau sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons. Vous pouvez donc les diffuser, les intégrer dans vos contenus et même les modifier ... mais n'oubliez pas de citer : source : apprendre2point0.ning.com


Votre avis nous intéresse ! Exprimez votre avis et faites progresser le réseau Apprendre2.0 !

Ce réseau est co-administré par :
- Florence Meichel
- Olivier Carbone
- Sylvain Bérubé
Notre conseiller scientifique :
- Olivier Auber

D'où venez vous ?!



Locations of visitors to this page

© 2009   Créé par florence meichel

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation

Ouvrir une session pour clavarder