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Quels sont selon vous les facteurs qui créent des contextes de confiance dans un réseau comme le nôtre ?

Repères : confiance

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La confiance est une attitude dans les relations. Il y a confiance ou méfiance ou pas de relation du tout(dans le monde du vivant)
Mon chat me fait confiance
Dire que l'on fait confiance à son ordinateur est un abus de langage.
La confiance commence par la confiance en soi.
Etre confiant c'est aussi être résolu, voire audacieux même outrecuidant (Dixit mon Gaffiot).
Quand on n'éprouve pas une confiance absolue on s'assure comme un alpiniste tempérant sa témérité ou un simple particulier en règle assure son automobile.
Il n'y a pas de mesure pour la confiance, ce n'est pas une grandeur physique.
La confiance est un investissement progressif dans les échanges.
Trahir la confiance d'un bienfaiteur était aux yeux de Dante le pire des actes que peut commettre un être humain.

Le neuvième cercle regroupe tous les types de traîtrise (chant XXXII et XXXIII)
Les traîtres à leurs parents, à leur patrie et à leur parti ;Les traîtres à leurs hôtes ; les traîtres envers leur bienfaiteur et envers les autorités spirituelles.

Parmi les traîtres à leur patrie et parti, Ganelon, mais aussi Bocca degli Abbati dont la trahison causa la défaite des guelfes à la bataille de Montaperti (2septembre 1260) et Ugolin da Gherarpesca, ce tyran s’était approprié le pouvoir par trahison et fut lui-même trahi par l’archevêque Roger (Ruggeri) qui le laissa mourir de faim avec ses fils ; après leur mort, Ugolin finit par se repaître de leur dépouille. Pour l’avoir réduit à cette extrémité, Roger est condamné pour l’éternité à avoir son cerveau dévoré par Ugolin.

Mais, au plus profond de l’enfer sont châtiés par Lucifer lui-même les trois plus grandes traîtres de l’Histoire de l’Eglise et de l’Etat : Judas, Brutus, Cassius ; Ainsi le mal sert-il au mal et « tout finit bien » dans cette vaste comédie qu’est le monde des passions.

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Je manque de temps ce soir, mais je ne peux pas résister...
Mes recherches se focalisent depuis quelques temps sur les "catalyseurs de l'efficacité collective".
Plongé à la recherche d'écosystème favorable au déploiement d'une écologie de l'apprenance (si chère à Philippe Carré) et à l'émergence de l'homo sapiens retiolus.

Dans Le Don, la dette et l’identité, Homo donator vs. Homo œconomicus, Godbout (2000) affirme que si les réseaux fonctionnent bien, cette dette est positive, elle n’engendre pas angoisse et aliénation, mais confiance et désir de loyauté.

On en retrouve certains aspects dans le concept japonais difficilement traduisible de "BA"qui peut être vu comme un ensemble de conditions permettant de fonder une communauté cognitive, intellectuelle, mentale, entre des individus qui vont partager non seulement des connaissances, mais aussi des cultures.

Pour ma part, après avoir longtemps tourné autour de caractéristiques "dispositionnelles" comme celles identifiées par Pielstick (2000) pour les leaders informels (respectueux des autres, bonne capacité d’écoute, souci de justice…) ; par Mallein (2001) pour les pragmatiques du changement (ouverture, souplesse, négociation…) ou encore par Csikszentmihalyi (2004, 2005) pour les individus autotéliques (curiosité/intérêt désintéressé, absence de préoccupation à propos du soi, conscience d’appartenir à une dimension plus vaste que soi-même…).
L’observation "ethnographique" de certaines communautés d’apprentissage m'a semblé mettre en évidence que la présence de ces individus dans les groupes est essentielle pour garantir la cohésion du collectif. Ils sont souvent peu démonstratifs au démarrage du travail du groupe. Ils émergent plus particulièrement dans des circonstances où il y a risque de blocages : quand, afin de garantir durablement la contribution de tous, il est essentiel que les décisions soient prises en préservant l’intégrité de chacun des membres (recherche de consensus).

Je suis actuellement "un peu" focalisé sur le sentiment d'appartenance sociale (théorie des besoins psychologiques de base de Deci & Ryan). En effet, Deci & Ryan stipulent que la satisfaction de trois besoins psychologiques fondamentaux – soit l'autonomie, la compétence et l'appartenance sociale – est essentielle au fonctionnement autodéterminé de la personne. En retour, l'autodétermination contribue à l'ajustement psychosocial, au développement et à la vitalité de l'individu. Plus spécifiquement dans le domaine de l’éducation, dans la mesure où le contexte social peut favoriser ou contrarier la motivation intrinsèque à apprendre (Ryan, Powelson, 1991).

« Need for relatedness » (Deci et Ryan, 1991) / « need to belong » (Baumeister et Leary, 1995) est ancré dans la nature humaine comme un besoin fondamental. Ce besoin de base joue un rôle important dans le processus de transmission culturel et d’internalisation des valeurs (Ryan et Powelson, 1991).

Le sentiment d’appartenance sociale pourrait avoir un impact essentiel sur les deux autres besoins psychologiques de base : le sentiment d’autonomie et le sentiment de compétences serait ainsi mieux éprouvés en présence d’autrui, et perçus de façon bien plus favorable dans le cas d’affiliation(s) positive(s).
Tout ce(ux) qui renforce(nt) le sentiment d'appartenance sociale, renforce(nt) certainement la confiance et l'efficacité collective des communautés.

L’individu autotélique, épicurien de la connaissance, pourrait lui aussi être un excellent catalyseur de l’efficacité collective. En effet, selon Csikszentmihalyi (2005), comme il n’a pas un grand besoin de possession, de distractions, de confort, de pouvoir ou de célébrité, car presque tout ce qu’il fait l’enrichit intérieurement, il est généralement très apprécié de ses pairs. Comme il expérimente le flow dans son travail, sa vie familiale, ses relations avec les autres, dans des activités banales de la vie quotidienne et même quand il est seul et inactif, il est moins dépendant des récompenses extérieures qui motivent les autres à se satisfaire d’un quotidien routinier, vide de sens. Il est plus autonome, plus indépendant, parce qu’on ne le manipule pas facilement à coup de menaces ou de récompenses extérieures. En même temps, il est plus impliqué dans tout ce qui l’entoure parce qu’il est pleinement investi dans le courant de la vie.
Du coup, il réduit les tensions et favorise la confiance dans le collectifs

J'espère que tout cela n'apparaitra pas trop décousu...
... pour plus d'info (notamment des références bibliographiques plus complètes), ne pas hésiter à aller faire un tour sur mon "bac à sable"

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Un billet très argumenté, qui dépasse, de loin, mes connaissances...

Il me laisse néanmoins sur ma faim : quelles actions concrètes, quelles modalités appliquer, dans le cadre d'une situation traditionnelle d'enseignement (un prof dans une classe avec entre 25 et 30 élèves de 16 à 18 ans) ?

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Une forme de réponse possible, dans la logique de la théorie de l'autodétermination...
Je suggère la lecture de l'article :
Sarrazin, Tessier, Trouilloud (2006) Climat motivationnel instauré par l’enseignant et implication des élèves en classe : l’état des recherches, Revue française de pédagogie, n° 157, octobre-novembre-décembre 2006, 147-177

Qui fait suite à la thèse de Damien Tessier (2006) Le climat motivationnel en education physique et sportive : étude des antécedents des comportements controlants de l’enseignant et formation au soutien des besoins psychologiques des eleves (thèse de doctorat STAPS, Université Joseph Fourier)

Quelques extraits sont consultables sur bac à sable "un autre regard sur le climat motivationnel" (Sarrazin, Tessier, Trouilloud, 2006)

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J'ai débattu de ce sujet récemment afin de répondre à un ami qui cherchait justement à mettre en place les fonctionnalités ou méthodes qui permettraient de favoriser cette confiance.

Je poste ici un résumé ... pas forcément pour relancer le débat mais surtout pour le compléter :)

Un réseau social n'est qu'un lieu de rencontre et de partage ... ce n'est finalement qu'un contenant. Ce que les utilisateurs en font (en l'animant, en créant leur contenu) déterminera la confiance qui en rejaillira.

En comparant un simple bar dans une rue et un réseau social on arrive à des réflexions intéressantes :

1) Son aspect extérieur, son image est déterminante pour "le premier pas" : entrera-t-on ou passera-ton son chemin ?

2) Ensuite, c'est ce qui se passe dans l'établissement (l''attitude des humains, leur comportement et les liens qui se créeront) qui déterminera si on y passe un bon moment, si on y reviendra, et au final si on deviendra ou non un "pilier de bar" :)

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